Le quartier des Eaux-Vives

Flâner dans le quartier des Eaux-Vives à Genève...

Entree Parc La Grange©HV

Entree Parc La Grange©HV


Il fait bon flâner dans le quartier animé des Eaux-Vives à Genève, apprécié des touristes et des autochtones. Longeant la rive gauche du Lac Léman, il est agréable toute l’année de se balader le long des quais ou dans les deux plus grands parcs de la ville, qui bordent le quartier, le parc La Grange et le parc des Eaux-Vives.

Les habitants bénéficient d’une large offre culturelle : théâtres, musées, salles de concert, de lieux conviviaux et de nombreuses terrasses qui font de ce quartier un lieu propice aux rencontres et aux loisirs.

La rue décalée, Henri-Blanvalet
On pourrait presque dire que cette rue fête ses dix ans avec la venue en 2009, du bar à la mode « Yvette de Marseille » et son beau choix de pastis et de cocktails. Le ton était donné, au fil des années, cette artère des Eaux-Vives a vu disparaître ses garages pour laisser place à une succession de bars et de restaurants aux saveurs épicées attirant ainsi une clientèle cosmopolite et internationale. Ainsi, de part et d’autre de la rue Henri-Blanvalet, vous naviguez en essayant de ne pas tituber (l’alcool étant dangereux pour la santé) entre l’Atelier Cocktail, le Bottle Brothers, le Garage Live Music, l’Alma, restaurant-bar péruvien et le petit dernier l’Inda-Bar, restaurant-bar indien. Bien sûr, ne restez pas à jeun, à chaque endroit, sa spécialité de tapas, burgers, tartines, salades…

yvette©Yvette de Marseille

yvette©Yvette de Marseille

Une oasis en ville
Avec son ouverture prévue cet été, la Plage Publique des Eaux-Vives offrira à la population, une véritable oasis au cœur de la ville, un nouveau lieu de loisirs, un endroit de détente, ouvert à tous, convivial et gratuit. Deux fois plus longue que la jetée des Bains des Pâquis, la nouvelle Plage Publique des Eaux-Vives aura un site de baignade d’environ 400 mètres qui s’étendra le long du lac à la suite de Baby Plage et pourra accueillir aux beaux jours, de 6 à 8 000 personnes. Dès 2020, des installations définitives, cabines de douche et sanitaires, permettront de profiter de la baignade avec confort. On y viendra entre amis, en famille à la pause-déjeuner ou en soirée, que du bonheur !

Visuel indicatif, sous réserve de modification©Etat de Genève

Visuel indicatif, sous réserve de modification©Etat de Genève

Le saviez-vous ?
Le célèbre Jet d’Eau, emblème de Genève fait parti des curiosités du quartier. Il mesure 140 m de haut, avec un débit de 500 litres par seconde et une vitesse de sortie de l’eau à 200km/h. A son origine, en 1886 il fut installé à la Coulouvrenière pour éviter une surpression lors de l’arrêt des machines des artisans et mesurait alors 30 m.

Jet d'eau©HV

Jet d'eau©HV

« Eaux-vives » un nom qui rappelle les nombreuses sources qui alimentaient la ville en eau potable et les petits ruisseaux, appelés nants qui ont laissé quelques traces, comme la rue du Nant…

Culture et Culture
Pendant l’été, en plein cœur du parc La Grange, dépaysement assuré si vous vous rendez au Théâtre de l’Orangerie bâti dans un style néo-grec, installé en bordure du jardin potager et des serres de la Villa La Grange. Avant le spectacle, profitez de la buvette en plein air dans ce décor bucolique.

Théâtre de l'Orangerie©HV

Théâtre de l'Orangerie©HV


https://www.theatreorangerie.ch

Hélène Vibourel

look street art©Oh Martine

La Tartine de Martine…

Tartine chaude ou froide, à Genève...

La tartine chez Martine©ohmartine

La tartine chez Martine©ohmartine


La tartine de Martine !

Une rime facile à retenir. Il est vrai que les savoureuses tartines chaudes ou froides sont l’une des spécialités de ce nouveau coffee shop situé dans le quartier des Eaux-Vives. Oh Martine, c’est l’histoire de trois amis originaires du sud, Vu-Hô, Laurent et Théo qui ont en partage leur expérience et leur goût pour un mariage subtil des saveurs. A l’intérieur, une ambiance cosy, une décoration style industriel avec une touche provençale et de street art où pendant la journée, il fait bon s’arrêter pour savourer un excellent café sublimé par le barista, accompagné de pâtisseries fait maison. Une adresse très sympathique, un accueil chaleureux et de quoi se régaler sur place ou à l'emporter.

www.ohmartine.ch

Hélène Vibourel

Oeuf du Couronnement

Les oeufs Fabergé…

Au Palais Chouvalov, à Saint-Petersbourg...

Premier Oeuf à la poule

Premier Oeuf à la poule


Prestigieuse, la Maison Fabergé, réputée à l’origine pour ses mythiques œufs, magnifiques pièces de joaillerie ornées de pierres semi-précieuses. Au 17e siècle, les Fabergé, famille huguenote française, émigrent en Russie à Saint-Pétersbourg, berceau de la Maison fondée en 1842. En 1885, le tsar Alexandre III décide d’offrir à sa femme Maria Fedorovna, un œuf de Pâques et sollicite l’orfèvre Pierre-Karl Fabergé. C’est le début de la notoriété avec la réalisation d’un œuf en or massif à coquille émaillée de blanc contenant à la manière des poupées russes un autre œuf en or avec à l’intérieur une minuscule poulette d’or qui elle-même renfermait une médaille et un minuscule rubis! Le présent eut un tel succès que chaque année le tsar passait commande pour faire plaisir à l’impératrice. Ce premier œuf « Impérial » est exposé au Musée privé Fabergé à Saint-Pétersbourg, créé par Viktor Vekselberg, situé sur les rives de la Fontanka au sein du Palais Chouvalov. Le musée détient la plus grande collection d’œufs de Fabergé dans le monde, 15 dont 9 sont des œufs impériaux.
Oeuf Rosebud

Oeuf Rosebud


Le célèbre orfèvre décède à Lausanne en 1920.
A défaut des œufs Fabergé, quel plaisir d’offrir ou recevoir à Pâques des œufs en chocolat.

Hélène Vibourel

Ciné 17 - Genève

Bienvenue au Ciné 17…

"Ciné 17 " rue de la Corraterie, à Genève...

Ciné 17 - Genève

Ciné 17 - Genève


Aller au cinéma, demeure une bonne idée de sortie pour échapper à son quotidien, de faire un « break » et même l’occasion de couper la connexion avec son Smartphone. Le « 7e art », même s’il est fortement concurrencé par le « home cinéma » a encore de beaux jours devant lui, surtout quand la magie opère parce que le film est de qualité, projeté sur un écran au format panoramique, avec des fauteuils en cuir et inclinables, des rangées largement espacées, une vision optimale, un cadre intimiste, un bar avec un vaste choix de boissons avec ou sans alcool et une petite restauration chaude ou froide, un accueil sympathique et professionnel… Mais où trouver un tel cinéma ? Au « Ciné17 », le cinéma de la Corraterie à Genève, une expérience qui ne laisse pas indifférent, cinéphiles et amateurs.
Ciné 17 - Genève

Ciné 17 - Genève


C’est dans cette rue de la Corraterie, au n°14, qu’apparut en 1912, le premier cinéma à Genève sous l’enseigne « Excelsior Cinéma ». L’invention des Frères Lumière en 1895, révérée sous l’appellation « 7e art » y trouve un écrin de choix. En 1937, l’exploitation est transférée au n°17 dans des locaux plus spacieux et rebaptisée en 1965, « Ciné17 » après une modernisation. Aujourd’hui, cet espace culturel emblématique de la place genevoise propose au public les meilleurs films du cinéma mondial.
Ciné 17 - Genève

Ciné 17 - Genève

www.cine17.ch

Hélène Vibourel

Le Grand Théâtre…

Le Grand Théâtre de Genève fait peau neuve...

L'ancêtre du Grand Théâtre

L'ancêtre du Grand Théâtre


Disparu, depuis des lustres l’ancêtre du Grand Théâtre, construit en 1766 à l’entrée du Parc des Bastions, nommé par les habitants « la Grange aux Étrangers », car fort apprécié par les troupes étrangères qui venaient se distraire, en ce lieu. Deux ans plus tard, il fut dévasté par un incendie, intentionnel, dit-on et non à cause du lustre de chandelles de suif, qui servait d’éclairage, sous lequel était placé un plateau de verre pour recevoir les gouttelettes pleuvant sur les spectateurs ! Il fut reconstruit en pierre cette fois-ci en 1783 et pouvait accueillir jusqu’à mille cent spectateurs. Vaudevilles, drames et mélodrames furent joués sur place jusqu’à sa démolition en 1880 pour faire place au Grand théâtre, inspiré du Palais Garnier de Paris, œuvre de l’architecte Jacques-Elysée Goss, construit grâce au don du Duc de Brunswick et inauguré en 1879.
Le Grand Théâtre vers 1904

Le Grand Théâtre vers 1904


Malheureusement, lui aussi brûla en 1951 sur l’air de la Walkyrie ! Il fallut attendre 1962 pour sa réouverture sur un air de Verdi. En février 2016, il fut l’objet d’une rénovation d’envergure permettant de redécouvrir les décors d’origine couverts par le passé et de les mettre en valeur.

Après trois ans de travaux, le Grand Théâtre de Genève, un des principaux théâtres lyriques en Europe est inauguré en février 2019 avec le « Ring des Nibelungen » de Richard Wagner.

Grand Théâtre de Genève©GTG : Fabien Bergerat

Grand Théâtre de Genève©GTG : Fabien Bergerat

https://www.geneveopera.ch/

Hélène Vibourel

Marronnier et HDV©hv

Le marronnier de la Treille…

Sur la promenade de la Treille... à Genève

marronnier de la treille©hv

marronnier de la treille©hv


Eclos, en ce 12 mars 2019, le bourgeon du marronnier officiel "ad interim" de la Promenade de la Treille à Genève. Il a rempli sa mission d’annoncer le printemps. L'an passé, ce fut le 16 mars. A quelques jours près, le printemps tient ses promesses annonciatrices des beaux jours. Ce fut, également, un 16 mars, en 1818 que débuta cette tradition et depuis, trois marronniers ont rempli cette fonction honorifique.
calendrier du marronnier de la Treille

calendrier du marronnier de la Treille


Le petit dernier finira sa mission dans une décennie environ, le temps que le greffon issu de celui datant de 1929 mis à la retraite pour cause de maladie, ait le temps de grandir. La Promenade de la Treille où il fait bon prendre le soleil, sur le banc de 120 mètres, date de 1515. C’est une des plus anciennes de la cité, autrefois couverte de vignes qui grimpaient sur un support, d’où le nom. Sur la place, est érigée la statue de Charles Pictet de Rochemont, connu pour ses talents de diplomate, notamment lors du Traité de Turin, entre la Savoie et la Suisse, signé lui aussi, une coïncidence, un 16 mars 1816.

Hélène Vibourel

Bienvenue à La Chaumière

Restaurant, La Chaumière à Troinex

Serge Labrosse, à La Chaumière!

Le Chef Serge Labrosse à La Chaumière

Le Chef Serge Labrosse à La Chaumière


Quel chemin parcouru pour Serge Labrosse, depuis le temps du Buffet de la Gare des Eaux-Vives à Genève !

Serge Labrosse est un chef étoilé qui va de l’avant, aime les défis dans son parcours professionnel comme dans sa cuisine et de ce fait, partage son temps bien rythmé, entre Versoix aux commandes de son restaurant Le Boléro et Troinex où il officie à La Chaumière, l’auberge communale. Il innove sans cesse avec toujours la même passion et un dynamisme communicatif.

On aime La Chaumière et ses multiples facettes, côté brasserie ou table gastronomique. Côté cuisine, toujours autant de talent et de rigueur pour marier les saveurs. Serge Labrosse allie les produits de saison avec harmonie. Pour les gourmands, le chariot de desserts est une totale tentation, mais surtout la spécialité reste le Soufflé Maison au parfum de mangue, pommes ou chocolat.

dessert créatif©La Chaumière

dessert créatif©La Chaumière


Côté vins, la carte établie par le sommelier et Maître d’hôtel est un parfait équilibre entre prix et qualité.

Hélène Vibourel

La Chaumière
16 Chemin de la Fondelle
1256 Troinex
Tél : (0)22 784 30 66
www.lachaumiere.ch

Merveilles

Une gourmandise, les « merveilles »…

Délicieuses merveilles...

merveilles

merveilles


Merveilleuses et si vite dégustées, les délicates et ultra fines pâtisseries élaborées en cette période, ainsi bien nommées les merveilles. Jean-Jacques Rousseau mentionnait la gourmandise dans son roman épistolaire La Nouvelle Héloïse : « Merveilles, pâtisserie genevoise, rubans de pâte cuits dans le beurre ». Il s’agit en effet d’une vieille tradition, qui remonterait au 15e siècle, annonciatrice de la période festive du carnaval dans la région bâloise, d’où son nom de petit gâteau de carnaval pour les Alémaniques ou « beignets au genou », rappel de l’étirement de la pâte sur le genou, avant de la tremper dans la friture, c’était une autre époque! En France, le beignet est diversement appelé selon les régions : « bugne », « pets de nonne », « bottereaux », « roussettes »… Les ingrédients de la merveille sont toujours les mêmes, farine, sucre glace, œufs, huile de tournesol et un peu de kirsch pour le goût. Avec la chandeleur, c’est le moment d’en profiter !

Hélène Vibourel

cardon argenté épineux de la plaine de Plainpalais,

A Genève, le cardon argenté épineux de la Plaine de Plainpalais

Les cardons, une tradition culinaire à Noël...

cardon argenté épineux de la plaine de Plainpalais©HV

cardon argenté épineux de la plaine de Plainpalais©HV


Traditionnel, en cette période, de cuisiner le cardon argenté épineux de la plaine de Plainpalais. Il fut amené par les cultivateurs huguenots du midi de la France au 16ème siècle. Il a un goût entre l’artichaut et le topinambour, excellent en gratin. Sa préparation est délicate, mieux vaut avoir des gants pour éviter de se piquer ou l’acheter tout prêt, sous vide ou en bocal.

Voici une recette traditionnelle pour préparer une belle botte de cardons pour 6/8 personnes… Eplucher et épépiner les cardons frais en utilisant des gants. Faites les tremper dans de l’eau citronnée, les cuire dans moitié eau salée, moitié lait pendant 1h à 2h ou 40 mn à la cocotte. Le cardon doit être tendre. Egouttez, versez dans un moule beurré, sel et poivre, parsemez de fromage râpé. Préchauffez le four à 180°. Dans une casserole, versez 3 ou 4 os à moelle et les couvrir d’eau froide salée, portez à ébullition, les cuire à couvert pendant 10 minutes. Conservez l’eau de cuisson. Répartir la moelle sur le gratin. Dans une casserole, faites un roux avec beurre, farine et jus de cuisson des os. Versez la sauce sur le gratin, enfournez environ 45 mn à 180° et dégustez. Un délice pour toute la famille !

Hélène Vibourel

Coupe de Noël 2018

Les givrés de Noël, à Genève…

La Coupe de Noël…

Coupe de Noël 2018

Coupe de Noël 2018


Givrés et euphoriques, les participants de la Coupe de Noël qui se jettent joyeux mais tremblants, dans le lac Léman. C’est ainsi depuis 1934. Lors de la première édition, ils n’étaient que neuf participants à s’élancer par-dessus les barrières qui longent le Jardin anglais dans une eau glacée. En ce dimanche 16 décembre et pour cette 80e édition, ils sont près de 2 200, nageurs en compétition ou en tenue humoristique à affronter une eau à 7° ! Chapeau, il faut le faire, commencer par recevoir un seau d’eau avant le grand « saut » puis nager 120 m ou 444 m, selon ses capacités. Et les voilà partis, les givrés, déguisés en Flamands Roses, en Père Noël, en Dalton, en Fondue… Un bon coup de froid, mais à la fin une bonne dose d’endorphine qui vous met de bonne humeur pour la journée ! Et attention, d’après les experts de la Coupe de Noël, il a été constaté une forte dépendance à pratiquer la nage en eau froide.

Hélène Vibourel