Woodrow Wilson, 28e pPrésident des Etats-Unis

La Maison de la Paix, à Genève…

Diplomate, le 28e président des Etats-Unis...

Diplomate, il y a cent ans, le vingt-huitième président des Etats-Unis, Woodrow Wilson, lorsque le 8 janvier 1918, il prononça un discours au Congrès donnant la liste des « Quatorze points » nécessaires à l’obtention de la paix. Le dernier, des dits « Quatorze points » de Wilson, constitue la base politique officielle qui donnera naissance à la Société des Nations. Cette idée de coopération internationale vaudra à Woodrow Wilson, le prix Nobel de la Paix décerné en 1919. Ce prévaloir d’un droit international, cette espérance d’une paix durable, fut et reste malmenée. Cependant, restons optimistes et positifs, n’avons-nous pas à Genève depuis 2013, la Maison de la Paix, avec ses six pétales de verre tressés en guirlande, le long de la voie de chemin de fer à Sécheron, un libelle pour la paix ? Un lieu de rencontre, de réflexion, d’action dans le domaine de la promotion de la paix, de la sécurité humaine et du développement durable. Espérons-le, belle année 2018.

Maison de la Paix à Genève©graduateinstitute.ch

Maison de la Paix à Genève©graduateinstitute.ch

 Hélène Vibourel

Pont suspendu aux Tranchées©BGE

Les ponts suspendus à Genève

Les ponts suspendus à Genève ont disparu...

Suspendus, les ponts en fil de fer construits à Genève par Guillaume Henri Dufour. En 1823, côté rive gauche, il réalisa la passerelle de Saint-Antoine, longue de quatre-vingt-deux mètres, jetée par-dessus les murs en direction du plateau des Tranchées, répertoriée comme l’un des premiers ponts suspendus à câble métallique d’Europe. Sa construction a coûté « la somme extrêmement modique de 16 350 francs suisse avec un dépassement de budget de 196 francs ».

Pont suspendu de Saint-Antoine

Pont suspendu de Saint-Antoine

En 1827, il en construisit un deuxième, côté rive droite, qui franchissait les fossés-verts reliant le bastion du Cendrier aux Pâquis.

Pont suspendu des Pâquis

Pont suspendu des Pâquis

Suivra, la construction d’un autre pont à la Coulouvrenière. Seuls les piétons pouvaient les emprunter. Tous ces ouvrages, démontés et oubliés, marquaient une timide ouverture vers l’extérieur. Reviendra-t-on à l’idée d’un transport suspendu ? Peut-être avec le projet de téléphérique urbain dont le tracé devrait relier le quartier des Cherpines de Plan-les-Ouates à l’aéroport !

 Hélène Vibourel

Entrée Palais de Justice

Le Palais de Justice à Genève

Le Palais de Justice , au coeur de la vieille ville...

Particulière, l’histoire du Palais de Justice, au Bourg-de-Four, construit sur l’emplacement d’un couvent des sœurs Clarisses.

Autrefois, le Palais de justice©CP-GECH

Fondé dans le dernier quart du 15e siècle, il fut abandonné en 1535, au moment où la ville accueillait de gré ou de force la Réforme. Le couvent fut alors aménagé en établissement hospitalier, appelé l’Hôpital Général, pour héberger les personnes nécessiteuses et les malades. Devant l’exiguïté des locaux, en 1706, débuta la construction d’un nouveau bâtiment achevé en 1712. En 1860, l’ensemble devint Palais de Justice avec l’aménagement de salles d’audience et de bureaux et durant quelques années, le Tribunal de police et la Chambre d’accusation siégèrent respectivement, l’un dans les réfectoires, l’autre, dans la boulangerie de l’ancien Hôpital général. Dans la chapelle de l’ancien couvent, qui fut conservé malgré les diverses transformations, la Cour de justice délibère, là même où les Clarisses imploraient la miséricorde divine !

Plan de la Chapelle des Clarisses

 Hélène Vibourel

L'Hôtel des Armures©Hôtel Les Armures

Hôtel Les Armures à Genève

Hôtel Les Armures, au coeur de la vieille ville...

Confidentiel, l’hôtel de luxe « Les Armures » logé au cœur de la vieille ville face à la plus ancienne habitation conservée à Genève, la maison Tavel.

Entrée de l'Hôtel les Armures à Genève

Entrée de l'Hôtel les Armures à Genève

Au 13e siècle, à l’emplacement de l’établissement hôtelier et du restaurant des Armures, se trouvaient quatre constructions médiévales appuyées à l’enceinte capitulaire dont les fondations en maçonnerie caractéristique de l’époque furent mises à jour par l’archéologue cantonal Charles Bonnet.

Au 17e siècle, les différents corps de l’immeuble actuel, inspirés des demeures italiennes, furent réunis. La transformation en hôtel eu lieu en 1977, avec la mise à jour et la préservation de fabuleux plafonds peints avec des rinceaux colorés et des fragments de peintures murales.

Lobby de l'Hôtel©Hôtel des Armures

Lobby de l'Hôtel©Hôtel Les Armures

Cela n’est pas pour déplaire aux illustres hôtes qui ont séjourné sur place : Les Clinton, George Clooney, le couple Carter, Paul Mc Cartney…

Le restaurant typique est connu pour ses spécialités suisses et françaises, servies dans un cadre rustique.

Terrasse du restaurant les Armures

Terrasse du restaurant les Armures

 Hélène Vibourel

Façade de l'Hôtel Métropole©Hôtel Métropole

Hôtel Métropole à Genève

Hôtel Métropole, seul palace de la rive gauche ...

Impressionnant, l’hôtel de la Métropole, baptisé ainsi lors de sa construction en 1852-1854 par Joseph Collart, membre fondateur de la Société des architectes de Genève, dont ce fut la première œuvre importante.

Genève, vue de la ville depuis le lac©BGE, Centre d'iconographie genevoise

Genève, vue de la ville depuis le lac©BGE, Centre d'iconographie genevoise

Il devait se nommer Hôtel des Chemins de Fer, mais prit alternativement les dénominations suivantes : Grand Hôtel de la Métropole, Hôtel Métropole et National, Hôtel Métropole Genève, Swisshôtel Métropole Genève pour finir par s’appeler tout simplement Métropole !D’architecture néo-renaissance et seul palace de la rive gauche, on y venait écouter de la musique dans la salle à manger d’aujourd’hui. Vers 1865, de nombreux hôtes illustres y séjournent, Hector Berlioz, Frantz Liszt… En 1942, la ville rachète l’établissement pour y loger le CICR. En 1947, il retrouve son affectation hôtelière. En 1976, il est sauvé de la démolition par un référendum populaire. Aujourd’hui, on y fête la fin de l’été sur le « Rooftop » avec une vue impressionnante à 360°.

vue de la terrasse du Métropole©HV

vue de la terrasse du Métropole©HV

 Hélène Vibourel

Hôtel Richemond à Genève

Hôtel Richemond à Genève

Hôtel Richemond, une belle histoire...

Fascinante, l’histoire du fondateur du magnifique hôtel Richemond, Adolphe-Rodolphe Armleder, partit sans un sou, à l’âge de 15 ans, de Rottweil, sa ville natale en Allemagne, pour apprendre en Angleterre, en Irlande et en Italie, le métier de maître d’hôtel ; lui qui n’avait jusqu’à ce changement de trajectoire, gardé que des oies!

Adolphe-rodolphe Armleder

Adolphe-rodolphe Armleder

En 1875, à Genève, il se prend d’affection pour une simple pension de famille, Le-Riche-Mont, dotée de 25 chambres. Il se fait vite une réputation et en 1896, la pension devient hôtel et s’agrandit.

Dans l'ancien temps hôtel Richemond, derrière le monument Brunswick©tschelar.com

Dans l'ancien temps hôtel Richemond, derrière le monument Brunswick©tschelar.com

Sa transformation en hôtel de luxe, date d’après la Seconde Guerre mondiale. L’ancien gardien d’oies devient notable et fonde la Société suisse des hôteliers. Fils, petit-fils, arrière-petit-fils se succéderont, transformant l’établissement en palace accueillant des célébrités du monde entier. Mais il n’y aura pas de cinquième génération hôtelière Armleder, la saga familiale s’est achevée, l’hôtel appartient aujourd’hui au groupe Dorchester Collection.

Hôtel Richemond à Genève

Hôtel Richemond à Genève

 Hélène Vibourel

Autrefois- Hôtel de la Paix - Genève

L’hôtel de la Paix à Genève

L'hôtel de la Paix, un nom prédestiné...

Luxueux, l’Hôtel de la Paix, datant de 1865, avec son entrée en forme d’atrium carré et ses colonnes de faux marbre « brocatelle ».

Atrium et colonnes à l'hôtel de la Paix - Genève

Atrium et colonnes à l'hôtel de la Paix - Genève

L’Hôtel doit son nom à cette période où la paix est déjà une préoccupation collective. Après la création en 1830 à Genève, de la « Société de la Paix » par Jean-Jacques de Sellon, l’année 1863 donne le jour au Comité International de la Croix-Rouge. En 1872, le Conseil d’Etat offre un grand banquet dans l’hôtel, à l’occasion de la fin d’un conflit opposant les Etats-Unis et le Royaume-Uni, notamment au sujet d’un navire du nom d’ « Alabama », arbitrage qui fera date dans l’histoire du droit public international. Après plusieurs mois à négocier dans une salle, située dans le bâtiment de l’hôtel de Ville et qui depuis lors porte le nom du vaisseau, le nom de l’hôtel est un symbole fort pour les participants au dîner. Aujourd’hui, l’hôtel rénové, s’est doté d’un nouveau restaurant, le « Living Room » avec une vue splendide sur le Léman.

Le Living Room Bar & Kitchen, Hôtel de la Paix à Genève

Le Living Room Bar & Kitchen, Hôtel de la Paix - Genève

 Hélène Vibourel

Grand Hotel de russie©BGE, Centre d'iconographie genevoise

Grand Hôtel de Russie et Continental à Genève

Grand Hôtel de Russie et Continental, oublié avec le temps

Oublié, le Grand hôtel de Russie et Continental, situé à l’angle du quai du Mont-Blanc face à l’hôtel des Bergues, démoli en 1968.

Grand Hôtel de Russie©©cp images

Grand Hôtel de Russie©cp images

Au milieu du 19e siècle, sur l’un des terrains les plus chers de Genève pour l’époque, une parcelle fut offerte, pour services rendus, au créateur de la Genève moderne, James Fazy. Celui-ci y fit construire autour de 1855-56 sa demeure, un splendide immeuble, le premier d’une série d’une vingtaine au total, composant le prestigieux ensemble immobilier le square du Mont-Blanc. L’installation d’une maison de jeux, « le Cercle des Étrangers» au sein du bâtiment suscita un scandale qui entraîna la fermeture de l’établissement en 1864. Criblé de dettes, James Fazy dut se défaire de son bien. Ainsi, la transformation de l’immeuble permis au Grand Hôtel de Russie et Continental d’ouvrir en septembre 1869. De l’établissement, il ne reste que deux sphinx, de marbre rose aux seins rebondis, gardiens aujourd’hui de la rue du Mont-Blanc.

Les Sphinx de la rue du Mont-Blanc à Genève©CL

Les Sphinx de la rue du Mont-Blanc à Genève©CL

Hélène Vibourel

De la terrasse du Chat-Botté, restaurant du Beau-Rivage à Genève

Hôtel Beau-Rivage à Genève

L'hôtel Beau-Rivage, fleuron d'une hôtellerie familiale...

Grandiose, l’hôtel Beau-Rivage, l’un des rares fleurons d’une l’hôtellerie familiale en terre genevoise construit en 1865 sur un rivage qui n’était que sable et galets.

Autrefois,Le Beau-Rivage à Genève

Autrefois,Le Beau-Rivage à Genève

La Belle Maison fut le théâtre d’événements qui ont marqué le monde ; du tragique destin de l’impératrice d’Autriche, aux réflexions d’Eleanor Roosevelt lorsqu’elle élaborait la Déclaration universelle des droits de l’homme…

Aujourd'hui, l'hôtel Beau-Rivage à Genève

Aujourd'hui, l'hôtel Beau-Rivage à Genève

De nombreuses célébrités, des femmes engagées telles que Danielle Mitterrand, Simone Veil, ont séjourné en ce lieu magique.

Depuis cinq générations, l’histoire se perpétue, et s’enrichit de nouvelles pages. Le Chat-Botté, la table gastronomique du palace genevois, a vu son apparence modifiée, d’un coup de « patte » experte, il s’est revêtu d’atours élégants, épurés...

En été, le Chat-Botté prend ses quartiers sur la terrasse, et les convives bénéficient d’une vue imprenable sur le Jet d’Eau, le lac et la cathédrale Saint-Pierre, une vraie carte postale inoubliable.

De la terrasse du Chat-Botté, restaurant du Beau-Rivage à Genève

De la terrasse du Chat-Botté, restaurant du Beau-Rivage à Genève

Hélène Vibourel

Hôtel des Bergues à Genève

Hôtel des Bergues à Genève

L'hôtel des Bergues, 1er grand hôtel genevois...

Prestigieux, l’hôtel des Bergues, 1er grand hôtel genevois à ouvrir ses portes en mai 1834, suivront les autres fleurons de l’hôtellerie de la place ; en 1854 le Métropole, 1862 l’Hôtel de la Paix, 1865 le Beau-Rivage, 1875 le Richemond…

Autrefois, Hôtel des Bergues

Autrefois, l'Hôtel des Bergues à Genève

C’est un philanthrope et richissime allemand, Jean Kleberger, propriétaire sur cette rive qui donnera son nom à ce quartier par déformation de son patronyme, en « Clébergue ». Début 19e, la « Société des Bergues » achètera les fabriques « d’indiennes » et remplacera les constructions ouvrières par des bâtiments aux façades néo-classiques, avec colonnes et frontons, en vogue à cette époque, un rappel à l’Antiquité et à la Renaissance.

Aujourd'hui l'Hôtel des Bergues à Genève

Aujourd'hui l'Hôtel des Bergues à Genève©HV

L’Hôtel des Bergues fut à sa création le plus vaste établissement hôtelier de Suisse et le premier par le confort qu’il offrait.

Il ne cesse d’améliorer son standing et s’est doté notamment d’un excellent restaurant « Izumi », à la cuisine nikkei, fusion entre l’art culinaire japonais et péruvien.

Hélène Vibourel