La course du Bol d’Or, sur le lac Léman…

La plus grande régate du monde...

Incontournable, ce samedi 9 juin, la 80e édition du Bol d’Or, la plus grande régate du monde, disputée en bassin fermé.
Cette compétition, créée par le docteur Pierre Bonnet, a vu le jour la veille de la Seconde Guerre mondiale, le 22 juillet 1939, avec seulement 26 participants. Aujourd’hui près de 600 voiliers et 3 000 concurrents sont sur la ligne de départ. Réservé à une élite, le Bol d’Or s’est démocratisé et la compétition est devenue l’occasion d’une grande fête populaire. La possibilité d’admirer toutes sortes de voiliers plus rapides et majestueux les uns que les autres avec une petite attention pour le Seigneur du Léman, le Toucan.

Pour l’anecdote, en 1971, à la barre d’un tel bateau, Marcel Stern, remporte la victoire, avec à son bord, une poule, en chair et en plumes, afin de disposer d’ œufs frais! En ce 80e anniversaire, une exposition photos, installée vers le Jardin Anglais et la Rotonde du Mont-Blanc retrace l’histoire du Bol d’Or. Bon vent!

Hélène Vibourel

Le château de Voltaire… à Ferney-Voltaire

Voltaire, philosophe des lumières...

Restauré, dans le pays de Gex, le château où vécut François-Marie Arouet, dit Voltaire.

autrefois-Château de Voltaire

autrefois-Château de Voltaire


Après deux ans de rénovation, la demeure, entourée d’un parc de sept hectares, retrouve sa splendeur d’antan, et s’ouvre au public, dès le 1er juin.

Façade restaurée©Sarah Guyot-Dupont:CMN


En 1759, le philosophe des Lumières, désenchanté, suite à différentes censures dont il fut l’objet à Genève, notamment au niveau théâtral décide de quitter sa maison des Délices pour s’installer à Ferney. Il entame des travaux dirigés par l’architecte genevois Jean-Michel Billon et en 1760, fait du château, sa résidence principale. Il y restera vingt ans, jusqu’à l’année de son décès, à Paris, le 30 mai 1778. Aujourd’hui, au fil de la visite et des collections, le visiteur plonge dans l’esprit du philosophe et admire des pièces remarquables, tel le portrait de Voltaire par le peintre Maurice Quentin de la Tour ou son buste en marbre du sculpteur Jean-Antoine Houdon. Même son lit a été restauré grâce à la générosité de donateurs!

http://www.chateau-ferney-voltaire.fr

Hélène Vibourel

La Fondation Brocher… à Hermance

Au bord du Lac Léman...

Idyllique, la situation en bordure du lac Léman, à Hermance, de la Fondation Brocher avec sa vue panoramique et son environnement bucolique. Bâtie en 1884, la Villa servait de résidence secondaire aux époux Brocher. En 2006, l’ensemble du Domaine qui s’étend sur près de trois hectares fut inscrit à l’inventaire des monuments et des sites du Canton de Genève. 2006, est aussi la date d’inauguration du Centre Brocher dont la mission et d’être un lieu d’échanges sur les défis de santé du 21e siècle, une passerelle entre le monde scientifique, les ONG et les citoyens. Les chercheurs qui ont la chance d’y séjourner trouveront sûrement l’inspiration à l’abri de la Gloriette, charmant temple à l’antique, fleuron de la propriété dans les années 1920.

Gloriette, Fondation Broche©HV

Gloriette, Fondation Brocher©HV


Ce belvédère est aujourd’hui très prisé des navigateurs qui s’en servent comme point de repère. Le Domaine Brocher est accessible au grand public lors des conférences, une occasion de profiter de la vue et nourrir son esprit.
Villa Brocher©HV

Villa Brocher©HV


http://www.brocher.ch/
Hélène Vibourel

Ferdinand Hodler, à Genève

Ferdinand Hodler aimait peindre face au Mont-Blanc...

Célèbre, le peintre Ferdinand Hodler mort à Genève, il y a cent ans, le 19 mai 1918, dans son appartement au 29, quai du Mont-Blanc. L’artiste aimait peindre face au Mont-Blanc et le jour de sa mort, une esquisse de cette vue se trouvait sur son chevalet. Il fut élève du maître Barthélemy Menn qui le prit sous son aile. Ferdinand Hodler représente dans l’histoire de l’art européen une des figures types de l’artiste « symboliste ». Il est considéré comme le plus fameux peintre suisse du 19e siècle. Une renommée qui valut un record de prix de vente aux enchères pour son œuvre « Le lac Léman vu de Saint-Prex » vendu près de 11 millions de francs. Il est aussi, avant l’heure, l’inventeur du « selfie » avec une addiction pour les autoportraits, une série existe notamment au Musée d’art et d’histoire de Genève. La dernière photo de l’artiste, se promenant le chapeau à la main sur le quai du Mont-Blanc, fut effectuée par son amie Gertrud Müller, la veille de son décès.

Hélène Vibourel

CLémentine©hv

Clémentine, au Bourg-de-Four, à Genève…

Gracile, la statue de l'artiste Heinz Schwarz ...

Gracile, la statue de l’artiste Heinz Schwarz, place du Bourg-de-Four, baptisée Clémentine peut-être en raison de La Clémence situé à deux pas. Longiligne et nue, la délicate jeune fille fut l’objet de toutes les attentions de la part des habitants du quartier ou des passants : fleurs ou bougies allumées, articles de journaux ou affiches déposés, à ses pieds. Installée en 1974, Clémentine capte ce moment de transition entre l’enfance et l’âge adulte. Sa maigreur exprime une certaine fragilité, mais sa posture dégage aussi de l’énergie. Elle fut symbole de revendications. En 1981, Geneviève Piret, fondatrice de l’association Terre des femmes et Terre des enfants, déposa à ses pieds, un plaidoyer de protestation, suite au décès de Yoyo, prostituée du quartier, qui s’est suicidée face aux nombreux obstacles qui l’empêchèrent de changer de vie.

Le sculpteur Heinz Schwarz est également l’auteur de l’œuvre imposante, L’adolescent et le cheval sur le Quai Wilson.

Hélène Vibourel

Barthélemy Menn, à Genève…

Rénovateur de la peinture helvétique, Barthélemy Menn...

Rénovateur de la peinture helvétique, le Genevois Barthélemy Menn (1815-1893), débute sa carrière chez un peintre de vues pour touristes, puis dans une fabrique de porcelaines genevoises et enfin dans l’atelier de Léonard Lugardon. Il part à Paris, devient élève de Jean-Auguste-Dominique Ingres, rencontre les peintres de l’Ecole de Barbizon dont Jean-Baptiste Corot. De retour à Genève, l’artiste tente d’imposer sa conception de peinture de paysage face à l’engouement à cette l’époque pour la peinture alpestre dont le Maître en la matière est Alexandre Calame. Une transition plutôt difficile face à un public réfractaire et de ce fait, il préfère se consacrer à l’enseignement. En 1850, Barthélémy Menn est nommé directeur de l’Ecole des Beaux-Arts de Genève où jusqu’à sa mort, il enseigne le dessin et forme notamment Ferdinand Hodler. Barthelémy Menn repose au cimetière des Rois. Actuellement, une exposition lui est consacrée au Cabinet d’arts graphiques de Genève.

Hélène Vibourel

Les Yeux©Patou Uhlmann

Art contemporain, à Genève

Lumineuses, les enseignes sur les toits..

Lumineuses, les enseignes qui prônent au-dessus des immeubles situés autour de la plaine de Plainpalais. Installées de 2006 à 2012, elles ne sont plus qu’au nombre de huit, après le démontage en juillet 2017, pour des raisons de sécurité de l’une d’entre elles, intitulée « Breath » œuvre du Genevois Jérôme Leuba. Neon Parallax, est un projet artistique mis en place par les Fonds d’art contemporain de la Ville et du canton de Genève. C’est aussi un clin d’œil, une transposition des messages publicitaires des enseignes qui illuminent la prestigieuse rade en installations artistiques autour de la populaire plaine de Plainpalais. De nuit, lorsque vous vous promenez sur la plaine, observez les grands yeux en amande, premier élément installé et intitulé « Axis of silence » ou cette inscription dont les lettres sont en désordre « L’ODRRE N’A PAS D’IPMROTNCAE ».

L’ODRRE N’A PAS D’IPMROTNCAE ©Patou Uhlmann

L’ODRRE N’A PAS D’IPMROTNCAE ©Patou Uhlmann


Le mot « Dimanche » évoque le repos, une pause dans l’agenda, un message en décalage du slogan publicitaire.
dimanche©Patou Uhlmann

Dimanche©Patou Uhlmann

Hélène Vibourel

Alberto Giacometti, à Genève…

Filiformes, les sculptures de A.Giacometti...

Filiformes, les grandes sculptures d’après-guerre qui caractérisent le style facilement reconnaissable du célèbre peintre et sculpteur Alberto Giacometti, originaire d’un petit village des Grisons. L’artiste séjourna plusieurs fois à Genève.

En 1919, il suivit pendant quelques mois les cours à l’École des Beaux-Arts, puis de 1943 à 1945, il vécut dans le quartier des Eaux-Vives, à l’Hôtel de Rive, dans une modeste chambre qui lui servait aussi d’atelier. Il préférait se priver de nourriture pour aller discuter avec ses amis dans les bars autour du Molard. Du fait de la petitesse de son lieu de vie, il ne réalisa, durant cette période, principalement que des figurines.

C’est aussi à Genève qu’il rencontra la femme qui partagea sa vie, Annette Arm fille du maître principal de l’école du Grand-Saconnex. Il l’épousa en 1949. Aujourd’hui, il existe à Genève une rue en mémoire de l’artiste et cela fait 20 ans, que son portrait orne le recto du billet de 100 francs.

Hélène Vibourel

Théâtre du Galpon, à Genève…

Excentré, mais pas excentrique le Théâtre du Galpon...

Excentré, mais pas excentrique d’aller au Théâtre du Galpon! L’aventure a débuté en 1996, initiée par Gabriel Alvarez et Nathalie Tacchella. C’est Gabriel qui a lancé le mot « Galpon ». Il signifie en Amérique du Sud : grange ou hangar. Bien trouvé, puisque avant de s’implanter le 1e juillet 2011, route des Péniches, entre Bois de la Bâtie et bords de l’Arve, le théâtre fut fondé dans des halles en bois sur le site du quartier de la Jonction occupé alors par le collectif Artamis. Le lieu devint après quelques remous le théâtre d’activités culturelles et artistiques. Autrefois, il fut consacré au maraîchage avant l’implantation en 1844, de l’usine à gaz, partiellement ravagée en août 1905, par une explosion qui fit treize morts et une douzaine de blessés. Que reste-t-il de ce premier Théâtre du Galpon ? Un élément de charpente qui daterait de 1896, transporté au bord de l’Arve et puis son âme qui en fait une véritable maison pour le travail des arts de la scène.

Hélène Vibourel

https://galpon.ch

Michée Chauderon©Marion Jiranek

La sorcière de Genève

L'histoire de Michée Chauderon...

Guérisseuse, plus qu’ensorceleuse, Michée Chauderon, sorcière pendue publiquement puis brûlée à Genève en avril 1652. Elle eut le tort de prodiguer des soins grâce à sa connaissance des plantes aux vertus thérapeutiques et d’avoir également un don pour soulager les « corps fiévreux ». Sa potion magique ou « soupe blanche » n’était autre qu’une composition très nourrissante qui permettait de requinquer quelques malades chétifs. D’origine savoyarde, après une vie laborieuse à Genève en tant que servante, puis lavandière et suite à la perte de son compagnon et de son enfant, elle espérait survivre en prodiguant ses remèdes. Mal lui en a pris, car à cette époque, la chasse aux sorcières était courante, entre 1527 et 1681, à Genève, 337 personnes furent poursuivies pour crime de sorcellerie. Michée Chauderon fut la dernière « sorcière » exécutée dans la République protestante. En Suisse, il faut attendre 1782 avec la condamnation d’Anna Göldi dans le canton de Glaris.

L’histoire est racontée aux enfants (dès 7 ans) dans un livre : La Sorcière de Genève – Briget & Caroline Dommen – Adrienne Barman (Illustrateur)

La sorcière de Genève

La sorcière de Genève


En France, le 29 janvier 2018 est décédée à l’âge de 97 ans, Marie Roubieu, la dernière survivante des herboristes, titulaire du diplôme supprimé en 1941 et jamais rétabli depuis.
Hélène Vibourel

Intérieur Cirque Rancy©Bibliothèque de Genève

Place du cirque, à Genève…

Circassien, le paysage sur la plaine de Plainpalais...

Circassien, au 19e, le paysage sur la Plaine de Plainpalais avec la présence de deux cirques en planches, l’un datant de 1857 et l’autre de 1876, dont l’exploitation fut confiée à un grand nom du cirque français, Théodore Rancy, passionné également de chevaux. Fin 19e, il les remplace par un cirque en pierre, le seul, existant en Suisse. Le lieu sert aussi pour des concerts et accueille notamment en 1881 les lectures de textes de Victor Hugo à l’occasion des septante-neuf ans de l’écrivain. En 1892, à la mort de Théodore Rancy, le bâtiment connaît des transformations, rebaptisé Apollo-théâtre, il devient cinéma et théâtre de variétés, l’un des premiers à exister à Genève. Sa destruction aura lieu en 1955. La Place du Cirque est un petit clin d’œil à ce passé, la vocation cinématographique perdure avec l’auditorium Arditi-Wilsdorf.

Place du Cirque vers 1900©∫@Centre d'iconographie genevoise

Place du Cirque vers 1900©∫@Centre d'iconographie genevoise


Hélène Vibourel

Architecture art-déco, à Genève…

Une voûte en mosaïque de Ravenne...

Sauvegardé, le bâtiment art-déco, du 4 rue de la Croix-d’Or, édifié en 1914, par l’architecte Alfred Olivet, conçu initialement pour un « bazar ». Il abrita en fait un commerce de tissus et vêtements à l’enseigne « Old England ». En 1920, celui-ci fait faillite, laisse la place dès 1927, aux Nouveaux Grands Magasins S.A., qui sous l’enseigne, Uniprix ou « EPA », ouvre sa première succursale genevoise. Des transformations sont apportées, notamment au niveau de la façade toute de métal et de verre. L’EPA fermera ses portes en 2005 pour laisser la place à InterdiscountXXL. Dix ans après, ce dernier cédera une partie de sa surface à une chaîne de prêt-à-porter. Oubliez la vocation marchande du bâtiment et admirez la gracilité des éléments verticaux et décoratifs de l’élégante façade vitrée et spécialement sa voûte mosaïque en verre de Ravenne. Et par ces grands froids, un petit arrêt pour un chocolat chaud maison, chez Martel, sis à la même adresse, s’impose.

Galeries intérieures du bâtiment en 1914

Galeries intérieures du bâtiment en 1914

Hélène Vibourel

La devise de la Maison Vacheron Constantin

La Maison Vacheron Constantin, à Genève…

La plus ancienne manufacture horlogère au monde...

Emblématique, à Genève, la Maison Vacheron Constantin, créée en 1755, par le Maître horloger de 24 ans, Jean-Marc Vacheron. Elle est la plus ancienne manufacture horlogère au monde en activité continue depuis sa création. En 1819, l’association avec François Constantin, donne naissance à la raison sociale « Vacheron et Constantin » ainsi qu’à la devise de la Maison, « Faire mieux si possible, ce qui est toujours possible ». L’installation Quai de l’Île, dans un bâtiment réalisé par Jacques-Elysée Goss, date de 1875. En 1906, à cet endroit, ouvre la première boutique. Par la suite, l’entreprise déménagera à Plan-les-Ouates. Habituée aux records, on lui doit la réalisation en 1979 de la montre-bracelet la plus chère au monde : Kallista, et en 2015 la création de la montre la plus compliquée jamais réalisée, Référence 57260.
En janvier, de nombreuses marques emblématiques du monde horloger sont présentes au Salon International de la Haute Horlogerie à Genève.

La 1ère boutique à Genève en 1906

La 1ère boutique à Genève en 1906


Hélène Vibourel

Woodrow Wilson, 28e pPrésident des Etats-Unis

La Maison de la Paix, à Genève…

Diplomate, le 28e président des Etats-Unis...

Diplomate, il y a cent ans, le vingt-huitième président des Etats-Unis, Woodrow Wilson, lorsque le 8 janvier 1918, il prononça un discours au Congrès donnant la liste des « Quatorze points » nécessaires à l’obtention de la paix. Le dernier, des dits « Quatorze points » de Wilson, constitue la base politique officielle qui donnera naissance à la Société des Nations. Cette idée de coopération internationale vaudra à Woodrow Wilson, le prix Nobel de la Paix décerné en 1919. Ce prévaloir d’un droit international, cette espérance d’une paix durable, fut et reste malmenée. Cependant, restons optimistes et positifs, n’avons-nous pas à Genève depuis 2013, la Maison de la Paix, avec ses six pétales de verre tressés en guirlande, le long de la voie de chemin de fer à Sécheron, un libelle pour la paix ? Un lieu de rencontre, de réflexion, d’action dans le domaine de la promotion de la paix, de la sécurité humaine et du développement durable. Espérons-le, belle année 2018.

Maison de la Paix à Genève©graduateinstitute.ch

Maison de la Paix à Genève©graduateinstitute.ch

 Hélène Vibourel

Pont suspendu aux Tranchées©BGE

Les ponts suspendus à Genève

Les ponts suspendus à Genève ont disparu...

Suspendus, les ponts en fil de fer construits à Genève par Guillaume Henri Dufour. En 1823, côté rive gauche, il réalisa la passerelle de Saint-Antoine, longue de quatre-vingt-deux mètres, jetée par-dessus les murs en direction du plateau des Tranchées, répertoriée comme l’un des premiers ponts suspendus à câble métallique d’Europe. Sa construction a coûté « la somme extrêmement modique de 16 350 francs suisse avec un dépassement de budget de 196 francs ».

Pont suspendu de Saint-Antoine

Pont suspendu de Saint-Antoine

En 1827, il en construisit un deuxième, côté rive droite, qui franchissait les fossés-verts reliant le bastion du Cendrier aux Pâquis.

Pont suspendu des Pâquis

Pont suspendu des Pâquis

Suivra, la construction d’un autre pont à la Coulouvrenière. Seuls les piétons pouvaient les emprunter. Tous ces ouvrages, démontés et oubliés, marquaient une timide ouverture vers l’extérieur. Reviendra-t-on à l’idée d’un transport suspendu ? Peut-être avec le projet de téléphérique urbain dont le tracé devrait relier le quartier des Cherpines de Plan-les-Ouates à l’aéroport !

 Hélène Vibourel

Entrée Palais de Justice

Le Palais de Justice à Genève

Le Palais de Justice , au coeur de la vieille ville...

Particulière, l’histoire du Palais de Justice, au Bourg-de-Four, construit sur l’emplacement d’un couvent des sœurs Clarisses.

Autrefois, le Palais de justice©CP-GECH

Fondé dans le dernier quart du 15e siècle, il fut abandonné en 1535, au moment où la ville accueillait de gré ou de force la Réforme. Le couvent fut alors aménagé en établissement hospitalier, appelé l’Hôpital Général, pour héberger les personnes nécessiteuses et les malades. Devant l’exiguïté des locaux, en 1706, débuta la construction d’un nouveau bâtiment achevé en 1712. En 1860, l’ensemble devint Palais de Justice avec l’aménagement de salles d’audience et de bureaux et durant quelques années, le Tribunal de police et la Chambre d’accusation siégèrent respectivement, l’un dans les réfectoires, l’autre, dans la boulangerie de l’ancien Hôpital général. Dans la chapelle de l’ancien couvent, qui fut conservé malgré les diverses transformations, la Cour de justice délibère, là même où les Clarisses imploraient la miséricorde divine !

Plan de la Chapelle des Clarisses

 Hélène Vibourel

L'Hôtel des Armures©Hôtel Les Armures

Hôtel Les Armures à Genève

Hôtel Les Armures, au coeur de la vieille ville...

Confidentiel, l’hôtel de luxe « Les Armures » logé au cœur de la vieille ville face à la plus ancienne habitation conservée à Genève, la maison Tavel.

Entrée de l'Hôtel les Armures à Genève

Entrée de l'Hôtel les Armures à Genève

Au 13e siècle, à l’emplacement de l’établissement hôtelier et du restaurant des Armures, se trouvaient quatre constructions médiévales appuyées à l’enceinte capitulaire dont les fondations en maçonnerie caractéristique de l’époque furent mises à jour par l’archéologue cantonal Charles Bonnet.

Au 17e siècle, les différents corps de l’immeuble actuel, inspirés des demeures italiennes, furent réunis. La transformation en hôtel eu lieu en 1977, avec la mise à jour et la préservation de fabuleux plafonds peints avec des rinceaux colorés et des fragments de peintures murales.

Lobby de l'Hôtel©Hôtel des Armures

Lobby de l'Hôtel©Hôtel Les Armures

Cela n’est pas pour déplaire aux illustres hôtes qui ont séjourné sur place : Les Clinton, George Clooney, le couple Carter, Paul Mc Cartney…

Le restaurant typique est connu pour ses spécialités suisses et françaises, servies dans un cadre rustique.

Terrasse du restaurant les Armures

Terrasse du restaurant les Armures

 Hélène Vibourel

Façade de l'Hôtel Métropole©Hôtel Métropole

Hôtel Métropole à Genève

Hôtel Métropole, seul palace de la rive gauche ...

Impressionnant, l’hôtel de la Métropole, baptisé ainsi lors de sa construction en 1852-1854 par Joseph Collart, membre fondateur de la Société des architectes de Genève, dont ce fut la première œuvre importante.

Genève, vue de la ville depuis le lac©BGE, Centre d'iconographie genevoise

Genève, vue de la ville depuis le lac©BGE, Centre d'iconographie genevoise

Il devait se nommer Hôtel des Chemins de Fer, mais prit alternativement les dénominations suivantes : Grand Hôtel de la Métropole, Hôtel Métropole et National, Hôtel Métropole Genève, Swisshôtel Métropole Genève pour finir par s’appeler tout simplement Métropole !D’architecture néo-renaissance et seul palace de la rive gauche, on y venait écouter de la musique dans la salle à manger d’aujourd’hui. Vers 1865, de nombreux hôtes illustres y séjournent, Hector Berlioz, Frantz Liszt… En 1942, la ville rachète l’établissement pour y loger le CICR. En 1947, il retrouve son affectation hôtelière. En 1976, il est sauvé de la démolition par un référendum populaire. Aujourd’hui, on y fête la fin de l’été sur le « Rooftop » avec une vue impressionnante à 360°.

vue de la terrasse du Métropole©HV

vue de la terrasse du Métropole©HV

 Hélène Vibourel

Hôtel Richemond à Genève

Hôtel Richemond à Genève

Hôtel Richemond, une belle histoire...

Fascinante, l’histoire du fondateur du magnifique hôtel Richemond, Adolphe-Rodolphe Armleder, partit sans un sou, à l’âge de 15 ans, de Rottweil, sa ville natale en Allemagne, pour apprendre en Angleterre, en Irlande et en Italie, le métier de maître d’hôtel ; lui qui n’avait jusqu’à ce changement de trajectoire, gardé que des oies!

Adolphe-rodolphe Armleder

Adolphe-rodolphe Armleder

En 1875, à Genève, il se prend d’affection pour une simple pension de famille, Le-Riche-Mont, dotée de 25 chambres. Il se fait vite une réputation et en 1896, la pension devient hôtel et s’agrandit.

Dans l'ancien temps hôtel Richemond, derrière le monument Brunswick©tschelar.com

Dans l'ancien temps hôtel Richemond, derrière le monument Brunswick©tschelar.com

Sa transformation en hôtel de luxe, date d’après la Seconde Guerre mondiale. L’ancien gardien d’oies devient notable et fonde la Société suisse des hôteliers. Fils, petit-fils, arrière-petit-fils se succéderont, transformant l’établissement en palace accueillant des célébrités du monde entier. Mais il n’y aura pas de cinquième génération hôtelière Armleder, la saga familiale s’est achevée, l’hôtel appartient aujourd’hui au groupe Dorchester Collection.

Hôtel Richemond à Genève

Hôtel Richemond à Genève

 Hélène Vibourel

Autrefois- Hôtel de la Paix - Genève

L’hôtel de la Paix à Genève

L'hôtel de la Paix, un nom prédestiné...

Luxueux, l’Hôtel de la Paix, datant de 1865, avec son entrée en forme d’atrium carré et ses colonnes de faux marbre « brocatelle ».

Atrium et colonnes à l'hôtel de la Paix - Genève

Atrium et colonnes à l'hôtel de la Paix - Genève

L’Hôtel doit son nom à cette période où la paix est déjà une préoccupation collective. Après la création en 1830 à Genève, de la « Société de la Paix » par Jean-Jacques de Sellon, l’année 1863 donne le jour au Comité International de la Croix-Rouge. En 1872, le Conseil d’Etat offre un grand banquet dans l’hôtel, à l’occasion de la fin d’un conflit opposant les Etats-Unis et le Royaume-Uni, notamment au sujet d’un navire du nom d’ « Alabama », arbitrage qui fera date dans l’histoire du droit public international. Après plusieurs mois à négocier dans une salle, située dans le bâtiment de l’hôtel de Ville et qui depuis lors porte le nom du vaisseau, le nom de l’hôtel est un symbole fort pour les participants au dîner. Aujourd’hui, l’hôtel rénové, s’est doté d’un nouveau restaurant, le « Living Room » avec une vue splendide sur le Léman.

Le Living Room Bar & Kitchen, Hôtel de la Paix à Genève

Le Living Room Bar & Kitchen, Hôtel de la Paix - Genève

 Hélène Vibourel