Statue d'André l'Huillier©Hv

Le rond-point de Plainpalais… à Genève

Les statues en bronze...

Statue en bronze de Michel Butor©Hv


Singulières, les statues en bronze au Rond-point de Plainpalais, exposées aux regards interrogatifs ou habitués des passants. Installées en 1982, par le sculpteur Gérald Ducimetière, alias John Aldus, elles interprètent notre « Alter ego » dans la vie quotidienne, par leur attitude mimétique. Il y a l’homme à la valise moulé d’après Michel Butor, écrivain, poète. André l’Huillier, assis sur un banc à côté du kiosque à journaux, Monique Barbier-Mueller, cherchant son porte-monnaie dans son sac, tous les deux mécènes et éminents collectionneurs d’art. Reste la « belle inconnue », avec son cartable sous le bras, séduisante, allant d’un pas assuré vers un « ailleurs ».
Statue de la belle inconnue@Hv

Statue de la belle inconnue@Hv


Elle est porteuse d’une plaisante surprise pour ceux et celles qui oseront regarder sous sa jupe.
Singulier, le nom de la boutique « Aux Merveilleux » décorée et inspirée de l’époque du directoire en France. On y déguste « des meringues fondantes inimitables » aux multiples saveurs.
Les Meringues onctueuses aux Merveilleux

Les Meringues onctueuses aux Merveilleux

Hélène Vibourel

Le Palais des Nations…

La fresque de la paix... à Genève!

Fresque de la Paix- Hans Erni -2009

Fresque de la Paix- Hans Erni -2009


Pacifique, le monde ? Pas vraiment, pourtant c’est ce que nous pourrions souhaiter en ce début d’année 2020. La paix sur la terre, un rêve qui pour le moment reste une utopie, hélas ! Pourtant, lorsque l’on passe devant le Palais des Nations, situé dans le parc de l’Ariana et siège de l’Office des Nations Unies à Genève, on aurait pu penser que cette organisation qui regroupe 193 Etats membres aurait apporté la stabilité dans le monde. Ce n’est pas si simple, heureusement chacun d’entre nous, peut être porteur d’un message de paix comme cet artiste Hans Erni, qui à l’âge de 100 ans a réalisé en 2009, sur les deux murs qui ceignent l’entrée du Palais des Nations, une fresque géante de 60 mètres sur le thème de la paix et dénommée en grec « Ta panta Rhei » qui synthétise la pensée d’un monde en mouvement ! Un message d’amour et de liberté avec ces hommes et ces femmes en marche accompagnés de chevaux et de colombes. Et si en 2020, à notre tour et autour de nous, nous nous mettions en marche pour la paix ?

Hélène Vibourel

ancien tram 12 en hiver-Place Neuve

Du tram 12 au Léman Express…

La plus ancienne ligne de tramway en Europe...

L’un des événements marquant en cette fin d’année 2019 pour le Grand Genève est la mise en service intégrale le 15 décembre du Léman Express, reliant Genève à Annemasse en 22 minutes contre plus de 50 minutes auparavant, avec un train toutes les 10 minutes. Avec 45 gares et 230 kilomètres de lignes, le Léman Express devient le plus grand réseau ferroviaire transfrontalier d’Europe.
Petit retour en arrière: le tram au départ était un agrément permettant aux élites et aux touristes de voir la ville autrement. Dans les années 1930, la voiture progresse et le tram devient le moyen de transport de ceux qui n’ont pas accès à l’automobile : les enfants, les pauvres et les personnes âgées. Entre 1949 et 1969, on pensait que la croissance allait éradiquer la pauvreté et donc les transports publics, résultat, presque toutes les lignes de tram furent démantelées. Ce fut le sort réservé au tronçon de la ligne 12, qui jusqu’en 1958, reliait déjà Genève à Annemasse. La suppression de ce cordon ombilical suscita de nombreuses incompréhensions.
Le savez-vous ? Le tram 12 est la plus ancienne ligne de tramway en activité en Europe, inaugurée le 19 juin 1862, cent cinquante-sept ans d’existence, longue au départ de 2 850 mètres entre le rondeau de Carouge et la Place (de) Neuve. Les premiers véhicules étaient tirés par des chevaux, le tram à vapeur remplacera le tramway hippomobile vers 1881 et la ligne fut prolongée jusqu’à Annemasse en octobre 1883 et jusqu'au train à crémaillère du Salève, à Etrembières en août 1892! Les travaux d’électrification feront leur apparition en 1885.

tram hippomobile©cp-gech

tram hippomobile©cp-gech

Hélène Vibourel

Les cigarettes Laurens… à Genève

Il s'agissait d'un autre temps...

Cigarettes Ed.LAurens à Genève


Évaporées, depuis belle lurette, les cigarettes Laurens, fines et élégantes, présentées dans des boites en métal sous le nom « Le Khédive ». Elles rencontrèrent dans les années soixante un beau succès, notamment auprès des jeunes filles « libérées ». A l’époque, dans les cinémas, à l’entracte s’inscrivait sur l’écran : « Le moment de fumer une bonne Laurens », inimaginable aujourd’hui ! Il s’agissait d’un autre temps, un entre-deux, entre l’emprisonnement des fumeurs et leur mise au pain sec et à l’eau au 17e siècle et les campagnes anti-tabac à venir. Edouard Laurens, français, résidant en Egypte et actif dans l’industrie du tabac dès 1887, fut l’un des premiers cigarettiers à venir à Genève. En 1915, au 61 route de Chêne, il installa l’une de ses succursales. Il fut suivi dans ce secteur en 1920 par British American Tobacco. Le bâtiment, rénové en 1996, a conservé le style colonial du siège égyptien à Alexandrie, il est occupé aujourd’hui par une banque.

Hélène Vibourel

Prophète Jérémie… à Genève

La sculpture noire et massive...

Sculpture de Rodo à Genève


Triste, la sculpture noire et massive du prophète solitaire Jérémie, les mains dans le dos. Voûté et tapi dans un coin de la Cour Saint-Pierre, il semble porter toute la misère du monde. Nombre de fois, êtes-vous passés devant lui sans même lui accorder un regard ? Serait-ce l’une des raisons pour laquelle il ne cesse de se lamenter ? Porteur souvent de mauvaises nouvelles, il est là aussi pour écouter nos « jérémiades ». Il fut installé à son emplacement en 1938. Il est l’ œuvre du sculpteur suisse Auguste de Nierderhausen, originaire de Vevey, élève de Rodin, d’où son nom d’artiste « Rodo ». Ami de Verlaine, rattaché au courant symboliste, il disait être un artiste qui taillait la matière « à coups-de-poing ». Il fut l’un des plus grands sculpteurs suisses de son époque. Plusieurs de ses sculptures sont exposées au musée d’Art et d’Histoire. Faute de commandes de son vivant, il mourut tristement dans la misère. Une petite rue calme porte son nom à Genève.

Hélène Vibourel

La prison de Saint-Antoine… à Genève

Une histoire particulière!

Autrefois quartier de Saint-Antoine©CP-GECH


Epastrouillant, l’occupation d’une partie des locaux de l’ancien Hôpital Général (aujourd'hui Palais de Justice) au Bourg-de-Four, dits « de correction » destinés à enfermer, non loin des malades ; les fainéants, les délinquants et les mendiants ! En 1712, avec la réhabilitation du bâtiment, fut construite une « maison de discipline » indépendante appelée dès 1886, la « Prison de Saint-Antoine ». Elle servit d’établissement de détention préventive, un provisoire qui subsista plus d’un siècle, jusqu’en 1977, date de l’ouverture de la prison de Champ Dollon. La réaffectation de l’ensemble permis de procéder à des fouilles mettant à jour des vestiges romains dont une luxueuse résidence romaine édifiée entre 20 et 40 après J.C. Apparurent aussi des fresques splendides dont environ 700 pièces furent reconstituées, laissant deviner la magnificence de la villa disparue et aujourd’hui bien protégées ! Tout à côté, faites une petite pause au Café Slatkine, un lieu original au cœur de la vieille ville.

Hélène Vibourel

Le carillon du passage Malbuisson

Un cortège mécanique... à Genève

Le carillon mécanique du Passage Malbuisson


Original, le carillon mécanique et musical à automates historiques du passage Malbuisson. Une merveille technologique réalisée en 1962 par Edouard Wirth, qui illustre le talent des horlogers genevois. Pendant 2 minutes, toutes les heures, au rythme des 16 cloches, 42 personnages de bronze et 13 chars défilent et reconstituent l’histoire de l’Escalade. Les touristes après la photo traditionnelle devant l’horloge fleurie font le détour par ce passage, construit par Maurice Braillard en 1932 à la place d’une ancienne allée, pour admirer ce chef d’œuvre parfois oublié des Genevois.

Hélène Vibourel

Parc La Grange à Genève

Le parc La Grange…à Genève

La beauté des roses du Parc La Grange... à Genève

La Roseraie du Parc La Grange


Imprenable, la vue qui s’offre au promeneur à travers les magnifiques parcs longeant les quais. Du parc La Grange, du nom de la splendide maison de maître, située sur les hauteurs, propriété pendant quatre générations de la famille Favre, la vue s'étend jusqu'au Jura. Guillaume Favre-Bertrand, cofondateur de la Société de Lecture aménagea dans sa demeure, une bibliothèque dont les ouvrages reflétaient la variété des intérêts de son créateur : sciences, philosophie, littératures, histoire, géographie. En été, le parc accueille un petit théâtre dans un décor bucolique : le théâtre de l'Orangerie.
On poursuit la balade par un détour vers la magnifique roseraie qui date de 1945 avec 200 variétés de roses et 12 000 roses environ.
Fontaine et statue de la Mélancolie

Fontaine et statue de la Mélancolie


Certaines portent le nom de personnalités célèbres comme Catherine Deneuve, Charlie Chaplin.

Hélène Vibourel

look street art©Oh Martine

La Tartine de Martine…

Tartine chaude ou froide, à Genève...

La tartine chez Martine©ohmartine

La tartine chez Martine©ohmartine


La tartine de Martine !

Une rime facile à retenir. Il est vrai que les savoureuses tartines chaudes ou froides sont l’une des spécialités de ce nouveau coffee shop situé dans le quartier des Eaux-Vives. Oh Martine, c’est l’histoire de trois amis originaires du sud, Vu-Hô, Laurent et Théo qui ont en partage leur expérience et leur goût pour un mariage subtil des saveurs. A l’intérieur, une ambiance cosy, une décoration style industriel avec une touche provençale et de street art où pendant la journée, il fait bon s’arrêter pour savourer un excellent café sublimé par le barista, accompagné de pâtisseries fait maison. Une adresse très sympathique, un accueil chaleureux et de quoi se régaler sur place ou à l'emporter.

www.ohmartine.ch

Hélène Vibourel

Oeuf du Couronnement

Les oeufs Fabergé…

Au Palais Chouvalov, à Saint-Petersbourg...

Premier Oeuf à la poule

Premier Oeuf à la poule


Prestigieuse, la Maison Fabergé, réputée à l’origine pour ses mythiques œufs, magnifiques pièces de joaillerie ornées de pierres semi-précieuses. Au 17e siècle, les Fabergé, famille huguenote française, émigrent en Russie à Saint-Pétersbourg, berceau de la Maison fondée en 1842. En 1885, le tsar Alexandre III décide d’offrir à sa femme Maria Fedorovna, un œuf de Pâques et sollicite l’orfèvre Pierre-Karl Fabergé. C’est le début de la notoriété avec la réalisation d’un œuf en or massif à coquille émaillée de blanc contenant à la manière des poupées russes un autre œuf en or avec à l’intérieur une minuscule poulette d’or qui elle-même renfermait une médaille et un minuscule rubis! Le présent eut un tel succès que chaque année le tsar passait commande pour faire plaisir à l’impératrice. Ce premier œuf « Impérial » est exposé au Musée privé Fabergé à Saint-Pétersbourg, créé par Viktor Vekselberg, situé sur les rives de la Fontanka au sein du Palais Chouvalov. Le musée détient la plus grande collection d’œufs de Fabergé dans le monde, 15 dont 9 sont des œufs impériaux.
Oeuf Rosebud

Oeuf Rosebud


Le célèbre orfèvre décède à Lausanne en 1920.
A défaut des œufs Fabergé, quel plaisir d’offrir ou recevoir à Pâques des œufs en chocolat.

Hélène Vibourel

Ciné 17 - Genève

Bienvenue au Ciné 17…

"Ciné 17 " rue de la Corraterie, à Genève...

Ciné 17 - Genève

Ciné 17 - Genève


Aller au cinéma, demeure une bonne idée de sortie pour échapper à son quotidien, de faire un « break » et même l’occasion de couper la connexion avec son Smartphone. Le « 7e art », même s’il est fortement concurrencé par le « home cinéma » a encore de beaux jours devant lui, surtout quand la magie opère parce que le film est de qualité, projeté sur un écran au format panoramique, avec des fauteuils en cuir et inclinables, des rangées largement espacées, une vision optimale, un cadre intimiste, un bar avec un vaste choix de boissons avec ou sans alcool et une petite restauration chaude ou froide, un accueil sympathique et professionnel… Mais où trouver un tel cinéma ? Au « Ciné17 », le cinéma de la Corraterie à Genève, une expérience qui ne laisse pas indifférent, cinéphiles et amateurs.
Ciné 17 - Genève

Ciné 17 - Genève


C’est dans cette rue de la Corraterie, au n°14, qu’apparut en 1912, le premier cinéma à Genève sous l’enseigne « Excelsior Cinéma ». L’invention des Frères Lumière en 1895, révérée sous l’appellation « 7e art » y trouve un écrin de choix. En 1937, l’exploitation est transférée au n°17 dans des locaux plus spacieux et rebaptisée en 1965, « Ciné17 » après une modernisation. Aujourd’hui, cet espace culturel emblématique de la place genevoise propose au public les meilleurs films du cinéma mondial.
Ciné 17 - Genève

Ciné 17 - Genève

www.cine17.ch

Hélène Vibourel

Le Grand Théâtre…

Le Grand Théâtre de Genève fait peau neuve...

L'ancêtre du Grand Théâtre

L'ancêtre du Grand Théâtre


Disparu, depuis des lustres l’ancêtre du Grand Théâtre, construit en 1766 à l’entrée du Parc des Bastions, nommé par les habitants « la Grange aux Étrangers », car fort apprécié par les troupes étrangères qui venaient se distraire, en ce lieu. Deux ans plus tard, il fut dévasté par un incendie, intentionnel, dit-on et non à cause du lustre de chandelles de suif, qui servait d’éclairage, sous lequel était placé un plateau de verre pour recevoir les gouttelettes pleuvant sur les spectateurs ! Il fut reconstruit en pierre cette fois-ci en 1783 et pouvait accueillir jusqu’à mille cent spectateurs. Vaudevilles, drames et mélodrames furent joués sur place jusqu’à sa démolition en 1880 pour faire place au Grand théâtre, inspiré du Palais Garnier de Paris, œuvre de l’architecte Jacques-Elysée Goss, construit grâce au don du Duc de Brunswick et inauguré en 1879.
Le Grand Théâtre vers 1904

Le Grand Théâtre vers 1904


Malheureusement, lui aussi brûla en 1951 sur l’air de la Walkyrie ! Il fallut attendre 1962 pour sa réouverture sur un air de Verdi. En février 2016, il fut l’objet d’une rénovation d’envergure permettant de redécouvrir les décors d’origine couverts par le passé et de les mettre en valeur.

Après trois ans de travaux, le Grand Théâtre de Genève, un des principaux théâtres lyriques en Europe est inauguré en février 2019 avec le « Ring des Nibelungen » de Richard Wagner.

Grand Théâtre de Genève©GTG : Fabien Bergerat

Grand Théâtre de Genève©GTG : Fabien Bergerat

https://www.geneveopera.ch/

Hélène Vibourel

Marronnier et HDV©hv

Le marronnier de la Treille…

Sur la promenade de la Treille... à Genève

marronnier de la treille©hv

marronnier de la treille©hv


Eclos, en ce 12 mars 2019, le bourgeon du marronnier officiel "ad interim" de la Promenade de la Treille à Genève. Il a rempli sa mission d’annoncer le printemps. L'an passé, ce fut le 16 mars. A quelques jours près, le printemps tient ses promesses annonciatrices des beaux jours. Ce fut, également, un 16 mars, en 1818 que débuta cette tradition et depuis, trois marronniers ont rempli cette fonction honorifique.
calendrier du marronnier de la Treille

calendrier du marronnier de la Treille


Le petit dernier finira sa mission dans une décennie environ, le temps que le greffon issu de celui datant de 1929 mis à la retraite pour cause de maladie, ait le temps de grandir. La Promenade de la Treille où il fait bon prendre le soleil, sur le banc de 120 mètres, date de 1515. C’est une des plus anciennes de la cité, autrefois couverte de vignes qui grimpaient sur un support, d’où le nom. Sur la place, est érigée la statue de Charles Pictet de Rochemont, connu pour ses talents de diplomate, notamment lors du Traité de Turin, entre la Savoie et la Suisse, signé lui aussi, une coïncidence, un 16 mars 1816.

Hélène Vibourel

Le bas-relief du gardien de cochons

Sur la façade de la cathédrale Saint-Pierre... à Genève

Drôle de bas-relief sculpté dans une encoignure de la façade extérieure de La Chapelle des Macchabées, jouxtant la cathédrale Saint-Pierre de Genève construite en 1405 pour le Cardinal de Brogny qui désirait y être enterré.
La légende raconte que le futur cardinal Jean de Brogny aurait gardé dans sa jeunesse les cochons dans son village natal de Brogny, près d'Annecy d'où cette représentation d'un jeune homme pieds nus et cape de berger avec deux pourceaux.Difficile de vérifier la véracité de cette anecdote, tout autant celle, qui mentionne le fait que le jeune homme arrivant à Genève totalement démuni se serait vu offrir des souliers, cadeau d'un artisan genevois. Celui-ci aurait fait une prédiction : "Vous me les paierez quand vous serez cardinal!". Légende ou pas, ce bas-relief mérite votre regard et profitez de votre passage pour visiter l'intérieur de la cathédrale et la chapelle des Macchabées.

Hélène Vibourel

Merveilles

Une gourmandise, les « merveilles »…

Délicieuses merveilles...

merveilles

merveilles


Merveilleuses et si vite dégustées, les délicates et ultra fines pâtisseries élaborées en cette période, ainsi bien nommées les merveilles. Jean-Jacques Rousseau mentionnait la gourmandise dans son roman épistolaire La Nouvelle Héloïse : « Merveilles, pâtisserie genevoise, rubans de pâte cuits dans le beurre ». Il s’agit en effet d’une vieille tradition, qui remonterait au 15e siècle, annonciatrice de la période festive du carnaval dans la région bâloise, d’où son nom de petit gâteau de carnaval pour les Alémaniques ou « beignets au genou », rappel de l’étirement de la pâte sur le genou, avant de la tremper dans la friture, c’était une autre époque! En France, le beignet est diversement appelé selon les régions : « bugne », « pets de nonne », « bottereaux », « roussettes »… Les ingrédients de la merveille sont toujours les mêmes, farine, sucre glace, œufs, huile de tournesol et un peu de kirsch pour le goût. Avec la chandeleur, c’est le moment d’en profiter !

Hélène Vibourel

cardon argenté épineux de la plaine de Plainpalais,

A Genève, le cardon argenté épineux de la Plaine de Plainpalais

Les cardons, une tradition culinaire à Noël...

cardon argenté épineux de la plaine de Plainpalais©HV

cardon argenté épineux de la plaine de Plainpalais©HV


Traditionnel, en cette période, de cuisiner le cardon argenté épineux de la plaine de Plainpalais. Il fut amené par les cultivateurs huguenots du midi de la France au 16ème siècle. Il a un goût entre l’artichaut et le topinambour, excellent en gratin. Sa préparation est délicate, mieux vaut avoir des gants pour éviter de se piquer ou l’acheter tout prêt, sous vide ou en bocal.

Voici une recette traditionnelle pour préparer une belle botte de cardons pour 6/8 personnes… Eplucher et épépiner les cardons frais en utilisant des gants. Faites les tremper dans de l’eau citronnée, les cuire dans moitié eau salée, moitié lait pendant 1h à 2h ou 40 mn à la cocotte. Le cardon doit être tendre. Egouttez, versez dans un moule beurré, sel et poivre, parsemez de fromage râpé. Préchauffez le four à 180°. Dans une casserole, versez 3 ou 4 os à moelle et les couvrir d’eau froide salée, portez à ébullition, les cuire à couvert pendant 10 minutes. Conservez l’eau de cuisson. Répartir la moelle sur le gratin. Dans une casserole, faites un roux avec beurre, farine et jus de cuisson des os. Versez la sauce sur le gratin, enfournez environ 45 mn à 180° et dégustez. Un délice pour toute la famille !

Hélène Vibourel

Coupe de Noël 2018

Les givrés de Noël, à Genève…

La Coupe de Noël…

Coupe de Noël 2018

Coupe de Noël 2018


Givrés et euphoriques, les participants de la Coupe de Noël qui se jettent joyeux mais tremblants, dans le lac Léman. C’est ainsi depuis 1934. Lors de la première édition, ils n’étaient que neuf participants à s’élancer par-dessus les barrières qui longent le Jardin anglais dans une eau glacée. En ce dimanche 16 décembre et pour cette 80e édition, ils sont près de 2 200, nageurs en compétition ou en tenue humoristique à affronter une eau à 7° ! Chapeau, il faut le faire, commencer par recevoir un seau d’eau avant le grand « saut » puis nager 120 m ou 444 m, selon ses capacités. Et les voilà partis, les givrés, déguisés en Flamands Roses, en Père Noël, en Dalton, en Fondue… Un bon coup de froid, mais à la fin une bonne dose d’endorphine qui vous met de bonne humeur pour la journée ! Et attention, d’après les experts de la Coupe de Noël, il a été constaté une forte dépendance à pratiquer la nage en eau froide.

Hélène Vibourel

Fondue moitié-moitié©HV

Une fondue onctueuse…

Traditionnel, en hiver de partager la fondue...

Fondue moitié-moitié©Marion Jiranek

Fondue moitié-moitié©Marion Jiranek

Traditionnel, en hiver de finir la soirée autour d’une onctueuse fondue. C’est le plat national par excellence en suisse et souvent une histoire d’hommes dans beaucoup de familles ! Elle s’est popularisée depuis les années 1950. Les premières recettes de fondue remontent au 17esiècle en Suisse comme en France ! En Savoie, pour parler du contenant, on utilise le terme de « ramequin » signifiant en patois « fromage fondu » et en Suisse le mot caquelon est usité. On se perd dans les recettes selon les cantons suisses où l’on fait la part belle aux fromages de région. On passe de la « moitié-moitié » qui n’utilise que du gruyère et vacherin, au total vacherin fribourgeois pour la Fribourgeoise, au total Appenzeller pour l’Appenzelloise, ou moitié-moitié Gruyère et Emmental à Neuchâtel et la Savoyarde privilégie, Emmental, beaufort et Comté. Le huit, un chiffre à retenir ! Pour éviter le bloc, préparez la fondue en faisant des huit et pour la déguster, tournez en huit avec votre fourchette !

Quelques adresses à Genève et dans les environs, pour déguster une fondue onctueuse :

Genève : La Buvette des Bains aux Pâquis,  Restaurant La Coulouvrenière, Restaurant les Antiquaires...

Environs : Café du Soleil à Corsier, Au Vieux Carouge à Carouge, Le Gruyérien à Chêne-Bougeries...

Hélène Vibourel

Restaurant, Athénée 4 à Genève

L’ Athénée 4, La chapelle du bon goût

Athénée 4 Genève


Passer du culte à la culture, est le pari réussi de l’Athénée 4, restaurant crée dans une ancienne chapelle située au deuxième sous-sol d’un immeuble cossu du 19e siècle situé au cœur de la vieille ville de Genève. Ainsi, caché des regards, on ne vient pas déjeuner par hasard à l’Athénée 4, il faut descendre quelques marches avant de se retrouver devant un vaste espace au décor contrasté, mariage entre végétations et colonnes religieuses, balustrade d’époque et mobilier contemporain. Le soir, l’Athénée 4 accueille des soirées privées ou événements et selon l’agenda se transforme en bar musical.
cocktail à  l'Athénée 4

cocktail à l'Athénée 4


Adresse :
Rue de l'Athénée 4
1205 Genève - Tél: +41 22 31 11 22
hello@athenee4.ch

Hélène Vibourel

La belle endormie de Genève

Sur la promenade de la Treille...

Endormie, pour l’éternité, la noble dame romaine dont l’inscription funéraire « Rufiae Aquilinae » est encastrée dans le mur de la Tour Baudet, face à la promenade de la Treille. Le long bloc de granit provient probablement d’une nécropole romaine située aux alentours de la Place Neuve. On suppose que cette sépulture était placée sous la bienveillance des Dieux Mânes, protecteurs des âmes défuntes du temps des Romains et dont le culte exprimait la foi en l’immortalité de l’âme. Prière exaucée puisque le souvenir discret de cette dame de rang subsiste encore de nos jours. Cette inscription romaine n’est pas une exception à Genève. En effet, le réemploi de belles pierres pour de nouvelles constructions était courant, rien ne se perdait. Remarquez ces numéros inscrits sur les marches de l’escalier du haut du Perron, tel le chiffre 13 ! Certains disent qu’ils appartenaient à une ancienne place de marché en ville ou à une bordure de trottoir ou de cimetière !

INSCRIPTION -TOUR BAUDET


Hélène Vibourel