Raffinement au restaurant Patara Genève

Restaurant le Patara…à Genève

Raffinement de la cuisine thaïlandaise...

Curry jaune d'aubergine au lait de coco

Curry jaune d'aubergine au lait de coco

Le Patara Genève

Le Patara Genève


Situé dans le cadre exceptionnel et historique de l’hôtel Beau-rivage à Genève, depuis son ouverture en 1999, le Patara est une référence en gastronomie thaïlandaise et l’ambassade genevoise de l’une des meilleures tables de Bangkok. A l’intérieur du restaurant, tout n’est que raffinement, élégance et discrétion. Couleurs chaudes et ambiance feutrée, le cadre convient parfaitement à la cuisine proposée, fine et délicate, aux saveurs lointaines, de la cheffe Jumnong Noradee, aux commandes de la brigade depuis 2002 (14/20 au GaultMillau).
Cheffe Jumnong Norradee

Cheffe Jumnong Norradee


Excellente cuisinière, formée aux exigences et à la philosophie de la maison mère thaïlandaise, Jumnong Norradee s’adapte au palais local avec une touche personnelle. Ses recettes exclusives allient des nuances sucrées, salées, douces ou épicées, confectionnées d’ingrédients provenant de Thaïlande et combinés avec les meilleurs produits locaux.
Curry jaune d'aubergine a lait de coco

Curry jaune d'aubergine a lait de coco


La carte est riche en découvertes avec, notamment, un vaste choix de plats végétariens, le tout joliment présenté, une invitation pour les convives à se laisser tenter et à rejoindre la vision de la cuisine thaï : « Une cuisine de partage! » Une expérience gastronomique unique sur les rives du Léman, alliant le meilleur de l’Orient et de l’Occident.

Hélène Vibourel

Le circuit des Nations…à Genève

Une course automobile urbaine...

Rugissant, les bolides qui s’élançaient sur le circuit des Nations de 1936 à 1950. A cette époque, les courses automobiles urbaines étaient encore autorisées en Suisse et les Bugatti, Maserati, Ferrari et autres bolides s’élançaient à vive allure, au mois de juillet, sur un tracé de 4 110 mètres entre le lac Léman et la Place des Nations. Ils empruntaient la rue de Lausanne, l’avenue Mon Repos, l’avenue de France et l’avenue de la Paix. Aujourd’hui, impossible d’imaginer en ville, une épreuve de Grand-Prix, assimilable à une épreuve de Formule 1, Genève n’est pas Monte-Carlo ! D’autant que l’aventure pris fin rapidement en 1950, après la perte de contrôle d’une Ferrari sur une flaque d’huile provoquant la mort de trois spectateurs et fit une vingtaine de blessés.

Hélène Vibourel

Franz Liszt, à Genève…

Près de la promenade Saint-Antoine...

Amoureux, le compositeur et pianiste Franz Liszt de la comtesse Marie d’Agoult qui quittât pour lui, mari et enfants. Genève servit de refuge à leur passion et ils vécurent près de la promenade Saint-Antoine. Franz Liszt, dispensait son art en 1835, au Casino de Saint-Pierre qui deviendra le Conservatoire de Musique de la Place de Neuve. Pour les amoureux d’aujourd’hui, près de la place Franz Liszt, le restaurant Semplice, rue Etienne Dumont n°18, est un lieu feutré propice aux confidences. Amoureux, le fortuné Jean-Gabriel Eynard qui fit construire le somptueux Palais Eynard surplombant le parc des Bastions, pour y loger avec sa belle épouse, Anna Lullin. Aujourd’hui, deux salons accueillent les célébrations de mariages. Amoureux, l’écrivain Victor Hugo de la séduisante Juliette Drouet qui fut aussi l’amante du sculpteur James Pradier. Elle est représentée sur le piédestal du buste d’Augustin-Pyrame de Candolle, fondateur du premier Jardin Botanique, situé dans le parc des Bastions.

Sculpture de Juliette Drouet-Parc des Bastions


James Pradier fut aussi le sculpteur de la célèbre « Léda » ou « Léda des artistes », réalisée en ivoire et exposée au Musée d’art et d’histoire de Genève

La Léda de James Pradier

Hélène Vibourel

Les « Dômes » à Genève…

Une originalité architecturale disparue...

Vestige des Dômes-rue de la Cité©HV

Vestige des Dômes-rue de la Cité©HV


Curieuse, la poutre en bois d’une belle hauteur, située au bas de la rue de la Cité, seul vestige d’une caractéristique architecturale spécifique à Genève, aujourd’hui disparue, dénommée « Dôme ». Un terme pour désigner un encorbellement devant les façades des maisons, sorte d’avant-toit, soutenu par deux longues poutres. Chaque avant-toit était relié à son voisin, formant une galerie couverte qui protégeait les « hauts-bancs », petites boutiques construites au pied de ces piliers en bois, abritant les marchands de la pluie et du vent et permettant au public de se promener au sec. La première mention de ces « Dômes » remonte au 13e siècle et concerne une maison située à « l’angle de Longemalle et de la rue de Rive ». Au fil des ans, ils firent leur apparition dans tous les quartiers de la cité, notamment dans les rues-Basses, à la Fusterie, à la Place du Molard, dans le quartier de Saint-Gervais…
Quartier de Saint-Gervais©BGE

Quartier de Saint-Gervais©BGE


Cependant, ces « antiques échafaudages », comme il fut mentionné, connurent un triste sort et furent détruits de 1824 à 1857, « dans l’intérêt de la sûreté publique et de l’assainissement de la ville » et afin de répondre à une nouvelle urbanisation de la ville. Dommage, que l’on n’ait pu conserver quelques exemples de cette originalité du passé, destruction désapprouvait par un certain Victor Hugo :
« Genève a beaucoup perdu et croit, hélas, avoir beaucoup gagné. La rue des Dômes a été démolie. La vieille rangée de maisons vermoulues qui faisait à la ville une façade si pittoresque sur le lac a disparu… Rien de plus funeste et de plus amoindrissant que les grandes démolitions. Qui démolit sa maison démolit sa famille ; qui démolit sa ville, démolit sa patrie ; qui détruit sa demeure, détruit son nom. »
Les Dômes de la Fusterie

Les Dômes de la Fusterie

Hélène Vibourel

Statue d'André l'Huillier©Hv

Le rond-point de Plainpalais… à Genève

Les statues en bronze...

Statue en bronze de Michel Butor©Hv


Singulières, les statues en bronze au Rond-point de Plainpalais, exposées aux regards interrogatifs ou habitués des passants. Installées en 1982, par le sculpteur Gérald Ducimetière, alias John Aldus, elles interprètent notre « Alter ego » dans la vie quotidienne, par leur attitude mimétique. Il y a l’homme à la valise moulé d’après Michel Butor, écrivain, poète. André l’Huillier, assis sur un banc à côté du kiosque à journaux, Monique Barbier-Mueller, cherchant son porte-monnaie dans son sac, tous les deux mécènes et éminents collectionneurs d’art. Reste la « belle inconnue », avec son cartable sous le bras, séduisante, allant d’un pas assuré vers un « ailleurs ».
Statue de la belle inconnue@Hv

Statue de la belle inconnue@Hv


Elle est porteuse d’une plaisante surprise pour ceux et celles qui oseront regarder sous sa jupe.
Singulier, le nom de la boutique « Aux Merveilleux » décorée et inspirée de l’époque du directoire en France. On y déguste « des meringues fondantes inimitables » aux multiples saveurs.
Les Meringues onctueuses aux Merveilleux

Les Meringues onctueuses aux Merveilleux

Hélène Vibourel

Le Palais des Nations…

La fresque de la paix... à Genève!

Fresque de la Paix- Hans Erni -2009

Fresque de la Paix- Hans Erni -2009


Pacifique, le monde ? Pas vraiment, pourtant c’est ce que nous pourrions souhaiter en ce début d’année 2020. La paix sur la terre, un rêve qui pour le moment reste une utopie, hélas ! Pourtant, lorsque l’on passe devant le Palais des Nations, situé dans le parc de l’Ariana et siège de l’Office des Nations Unies à Genève, on aurait pu penser que cette organisation qui regroupe 193 Etats membres aurait apporté la stabilité dans le monde. Ce n’est pas si simple, heureusement chacun d’entre nous, peut être porteur d’un message de paix comme cet artiste Hans Erni, qui à l’âge de 100 ans a réalisé en 2009, sur les deux murs qui ceignent l’entrée du Palais des Nations, une fresque géante de 60 mètres sur le thème de la paix et dénommée en grec « Ta panta Rhei » qui synthétise la pensée d’un monde en mouvement ! Un message d’amour et de liberté avec ces hommes et ces femmes en marche accompagnés de chevaux et de colombes. Et si en 2020, à notre tour et autour de nous, nous nous mettions en marche pour la paix ?

Hélène Vibourel

ancien tram 12 en hiver-Place Neuve

Du tram 12 au Léman Express…

La plus ancienne ligne de tramway en Europe...

L’un des événements marquant en cette fin d’année 2019 pour le Grand Genève est la mise en service intégrale le 15 décembre du Léman Express, reliant Genève à Annemasse en 22 minutes contre plus de 50 minutes auparavant, avec un train toutes les 10 minutes. Avec 45 gares et 230 kilomètres de lignes, le Léman Express devient le plus grand réseau ferroviaire transfrontalier d’Europe.
Petit retour en arrière: le tram au départ était un agrément permettant aux élites et aux touristes de voir la ville autrement. Dans les années 1930, la voiture progresse et le tram devient le moyen de transport de ceux qui n’ont pas accès à l’automobile : les enfants, les pauvres et les personnes âgées. Entre 1949 et 1969, on pensait que la croissance allait éradiquer la pauvreté et donc les transports publics, résultat, presque toutes les lignes de tram furent démantelées. Ce fut le sort réservé au tronçon de la ligne 12, qui jusqu’en 1958, reliait déjà Genève à Annemasse. La suppression de ce cordon ombilical suscita de nombreuses incompréhensions.
Le savez-vous ? Le tram 12 est la plus ancienne ligne de tramway en activité en Europe, inaugurée le 19 juin 1862, cent cinquante-sept ans d’existence, longue au départ de 2 850 mètres entre le rondeau de Carouge et la Place (de) Neuve. Les premiers véhicules étaient tirés par des chevaux, le tram à vapeur remplacera le tramway hippomobile vers 1881 et la ligne fut prolongée jusqu’à Annemasse en octobre 1883 et jusqu'au train à crémaillère du Salève, à Etrembières en août 1892! Les travaux d’électrification feront leur apparition en 1885.

tram hippomobile©cp-gech

tram hippomobile©cp-gech

Hélène Vibourel

Jérémie… à Genève

La sculpture noire et massive...

Sculpture de Rodo à Genève


Triste, la sculpture noire et massive du prophète solitaire Jérémie, les mains dans le dos. Voûté et tapi dans un coin de la Cour Saint-Pierre, il semble porter toute la misère du monde. Nombre de fois, êtes-vous passés devant lui sans même lui accorder un regard ? Serait-ce l’une des raisons pour laquelle il ne cesse de se lamenter ? Porteur souvent de mauvaises nouvelles, il est là aussi pour écouter nos « jérémiades ». Il fut installé à son emplacement en 1938. Il est l’ œuvre du sculpteur suisse Auguste de Nierderhausen, originaire de Vevey, élève de Rodin, d’où son nom d’artiste « Rodo ». Ami de Verlaine, rattaché au courant symboliste, il disait être un artiste qui taillait la matière « à coups-de-poing ». Il fut l’un des plus grands sculpteurs suisses de son époque. Plusieurs de ses sculptures sont exposées au musée d’Art et d’Histoire. Faute de commandes de son vivant, il mourut tristement dans la misère. Une petite rue calme porte son nom à Genève.

Hélène Vibourel

Le Dorian Genève

Restaurant Le Dorian à Genève…

Une brasserie genevoise de tradition

Ambiance chaleureuse au restaurant Le Dorian©Le Dorian


A proximité des universités, du Conservatoire de Musique, du Grand Théâtre, du Musée Rath et du parc des Bastions, Le Dorian depuis plus de quarante ans est un lieu unique au charme d’antan et à l’atmosphère chaleureuse. Tout au long de la journée, de 6 h 30 à minuit, du petit-déjeuner au souper, professeurs d’université, banquiers, politiciens, étudiants, musiciens, avocats, journalistes, passants et touristes vont et viennent goûter à la cuisine traditionnelle française ou italienne et aux spécialités genevoises. A l’intérieur, la décoration est raffinée, le cadre élégant avec nappage sur les tables, lustres en cristal et les serveurs attentionnés. Comme un jardin d’hiver, la grande véranda de 100 places assises permet de profiter de l’extérieur tout en étant à l’abri du bruit. Et en été où quand le temps le permet, la terrasse ombragée offre une halte détente. Parmi les spécialités, les incontournables scalopines de veau au citron, les raviolis au romarin et en dessert leur fameux tiramisu… La liste des délices donne envie.

https://www.le-dorian-cafe-restaurant.ch

Hélène Vibourel

La prison de Saint-Antoine… à Genève

Une histoire particulière!

Autrefois quartier de Saint-Antoine©CP-GECH


Epastrouillant, l’occupation d’une partie des locaux de l’ancien Hôpital Général (aujourd'hui Palais de Justice) au Bourg-de-Four, dits « de correction » destinés à enfermer, non loin des malades ; les fainéants, les délinquants et les mendiants ! En 1712, avec la réhabilitation du bâtiment, fut construite une « maison de discipline » indépendante appelée dès 1886, la « Prison de Saint-Antoine ». Elle servit d’établissement de détention préventive, un provisoire qui subsista plus d’un siècle, jusqu’en 1977, date de l’ouverture de la prison de Champ Dollon. La réaffectation de l’ensemble permis de procéder à des fouilles mettant à jour des vestiges romains dont une luxueuse résidence romaine édifiée entre 20 et 40 après J.C. Apparurent aussi des fresques splendides dont environ 700 pièces furent reconstituées, laissant deviner la magnificence de la villa disparue et aujourd’hui bien protégées ! Tout à côté, faites une petite pause au Café Slatkine, un lieu original au cœur de la vieille ville.

Hélène Vibourel