Merveilles

Une gourmandise, les « merveilles »…

Délicieuses merveilles...

merveilles

merveilles


Merveilleuses et si vite dégustées, les délicates et ultra fines pâtisseries élaborées en cette période, ainsi bien nommées les merveilles. Jean-Jacques Rousseau mentionnait la gourmandise dans son roman épistolaire La Nouvelle Héloïse : « Merveilles, pâtisserie genevoise, rubans de pâte cuits dans le beurre ». Il s’agit en effet d’une vieille tradition, qui remonterait au 15e siècle, annonciatrice de la période festive du carnaval dans la région bâloise, d’où son nom de petit gâteau de carnaval pour les Alémaniques ou « beignets au genou », rappel de l’étirement de la pâte sur le genou, avant de la tremper dans la friture, c’était une autre époque! En France, le beignet est diversement appelé selon les régions : « bugne », « pets de nonne », « bottereaux », « roussettes »… Les ingrédients de la merveille sont toujours les mêmes, farine, sucre glace, œufs, huile de tournesol et un peu de kirsch pour le goût. Avec la chandeleur, c’est le moment d’en profiter !

Hélène Vibourel

cardon argenté épineux de la plaine de Plainpalais,

A Genève, le cardon argenté épineux de la Plaine de Plainpalais

Les cardons, une tradition culinaire à Noël...

cardon argenté épineux de la plaine de Plainpalais©HV

cardon argenté épineux de la plaine de Plainpalais©HV


Traditionnel, en cette période, de cuisiner le cardon argenté épineux de la plaine de Plainpalais. Il fut amené par les cultivateurs huguenots du midi de la France au 16ème siècle. Il a un goût entre l’artichaut et le topinambour, excellent en gratin. Sa préparation est délicate, mieux vaut avoir des gants pour éviter de se piquer ou l’acheter tout prêt, sous vide ou en bocal.

Voici une recette traditionnelle pour préparer une belle botte de cardons pour 6/8 personnes… Eplucher et épépiner les cardons frais en utilisant des gants. Faites les tremper dans de l’eau citronnée, les cuire dans moitié eau salée, moitié lait pendant 1h à 2h ou 40 mn à la cocotte. Le cardon doit être tendre. Egouttez, versez dans un moule beurré, sel et poivre, parsemez de fromage râpé. Préchauffez le four à 180°. Dans une casserole, versez 3 ou 4 os à moelle et les couvrir d’eau froide salée, portez à ébullition, les cuire à couvert pendant 10 minutes. Conservez l’eau de cuisson. Répartir la moelle sur le gratin. Dans une casserole, faites un roux avec beurre, farine et jus de cuisson des os. Versez la sauce sur le gratin, enfournez environ 45 mn à 180° et dégustez. Un délice pour toute la famille !

Hélène Vibourel

Coupe de Noël 2018

Les givrés de Noël, à Genève…

La Coupe de Noël…

Coupe de Noël 2018

Coupe de Noël 2018


Givrés et euphoriques, les participants de la Coupe de Noël qui se jettent joyeux mais tremblants, dans le lac Léman. C’est ainsi depuis 1934. Lors de la première édition, ils n’étaient que neuf participants à s’élancer par-dessus les barrières qui longent le Jardin anglais dans une eau glacée. En ce dimanche 16 décembre et pour cette 80e édition, ils sont près de 2 200, nageurs en compétition ou en tenue humoristique à affronter une eau à 7° ! Chapeau, il faut le faire, commencer par recevoir un seau d’eau avant le grand « saut » puis nager 120 m ou 444 m, selon ses capacités. Et les voilà partis, les givrés, déguisés en Flamands Roses, en Père Noël, en Dalton, en Fondue… Un bon coup de froid, mais à la fin une bonne dose d’endorphine qui vous met de bonne humeur pour la journée ! Et attention, d’après les experts de la Coupe de Noël, il a été constaté une forte dépendance à pratiquer la nage en eau froide.

Hélène Vibourel

Restaurant, Athénée 4 à Genève

L’ Athénée 4, La chapelle du bon goût

Athénée 4 Genève


Passer du culte à la culture, est le pari réussi de l’Athénée 4, restaurant crée dans une ancienne chapelle située au deuxième sous-sol d’un immeuble cossu du 19e siècle situé au cœur de la vieille ville de Genève. Ainsi, caché des regards, on ne vient pas déjeuner par hasard à l’Athénée 4, il faut descendre quelques marches avant de se retrouver devant un vaste espace au décor contrasté, mariage entre végétations et colonnes religieuses, balustrade d’époque et mobilier contemporain. Le soir, l’Athénée 4 accueille des soirées privées ou événements et selon l’agenda se transforme en bar musical.
cocktail à  l'Athénée 4

cocktail à l'Athénée 4


Adresse :
Rue de l'Athénée 4
1205 Genève - Tél: +41 22 31 11 22
hello@athenee4.ch

Hélène Vibourel

L’adolescent et le cheval…

Sur le Quai Wilson... à Genève

Longilignes, les sculptures de Heinz Schwartz, réparties dans les parcs publics du canton de Genève à l’exception de la célèbre Clémentine, à la Place du Bourg-de-Four ou de l’œuvre monumentale, au Quai Wilson, « L’adolescent et le cheval ». C’est un jeune garçon qui est sculpté, fait plutôt exceptionnel, l’artiste ne représentant principalement que des nus féminins, mais toujours dans cette période fragile et éphémère de l’adolescence. Le sculpteur accentue la délicatesse des traits et des courbes, les corps sont lisses interprétant la douceur de l’innocence. Quelle force dans la posture du jeune homme face à la fougue du cheval, une confrontation harmonieuse qui laisse penser à l’apaisement de l’équidé. L’artiste, dans cette réalisation se serait inspiré, dit-on, de la noyade d’un garçon se promenant à cheval, au bord du lac ! Il est vrai que, vu sur un certain angle, la main dépassant du dos du cheval, ressemble à un appel au secours. A vous de voir !

L'adolescent et le Cheval©hv


Hélène Vibourel

La belle endormie de Genève

Sur la promenade de la Treille...

Endormie, pour l’éternité, la noble dame romaine dont l’inscription funéraire « Rufiae Aquilinae » est encastrée dans le mur de la Tour Baudet, face à la promenade de la Treille. Le long bloc de granit provient probablement d’une nécropole romaine située aux alentours de la Place Neuve. On suppose que cette sépulture était placée sous la bienveillance des Dieux Mânes, protecteurs des âmes défuntes du temps des Romains et dont le culte exprimait la foi en l’immortalité de l’âme. Prière exaucée puisque le souvenir discret de cette dame de rang subsiste encore de nos jours. Cette inscription romaine n’est pas une exception à Genève. En effet, le réemploi de belles pierres pour de nouvelles constructions était courant, rien ne se perdait. Remarquez ces numéros inscrits sur les marches de l’escalier du haut du Perron, tel le chiffre 13 ! Certains disent qu’ils appartenaient à une ancienne place de marché en ville ou à une bordure de trottoir ou de cimetière !

INSCRIPTION -TOUR BAUDET


Hélène Vibourel

La course du Bol d’Or, sur le lac Léman…

La plus grande régate du monde...

Incontournable, ce samedi 9 juin, la 80e édition du Bol d’Or, la plus grande régate du monde, disputée en bassin fermé.
Cette compétition, créée par le docteur Pierre Bonnet, a vu le jour la veille de la Seconde Guerre mondiale, le 22 juillet 1939, avec seulement 26 participants. Aujourd’hui près de 600 voiliers et 3 000 concurrents sont sur la ligne de départ. Réservé à une élite, le Bol d’Or s’est démocratisé et la compétition est devenue l’occasion d’une grande fête populaire. La possibilité d’admirer toutes sortes de voiliers plus rapides et majestueux les uns que les autres avec une petite attention pour le Seigneur du Léman, le Toucan.

Pour l’anecdote, en 1971, à la barre d’un tel bateau, Marcel Stern, remporte la victoire, avec à son bord, une poule, en chair et en plumes, afin de disposer d’ œufs frais! En ce 80e anniversaire, une exposition photos, installée vers le Jardin Anglais et la Rotonde du Mont-Blanc retrace l’histoire du Bol d’Or. Bon vent!

Hélène Vibourel

Le château de Voltaire… à Ferney-Voltaire

Voltaire, philosophe des lumières...

Restauré, dans le pays de Gex, le château où vécut François-Marie Arouet, dit Voltaire.

autrefois-Château de Voltaire

autrefois-Château de Voltaire


Après deux ans de rénovation, la demeure, entourée d’un parc de sept hectares, retrouve sa splendeur d’antan, et s’ouvre au public, dès le 1er juin.

Façade restaurée©Sarah Guyot-Dupont:CMN


En 1759, le philosophe des Lumières, désenchanté, suite à différentes censures dont il fut l’objet à Genève, notamment au niveau théâtral décide de quitter sa maison des Délices pour s’installer à Ferney. Il entame des travaux dirigés par l’architecte genevois Jean-Michel Billon et en 1760, fait du château, sa résidence principale. Il y restera vingt ans, jusqu’à l’année de son décès, à Paris, le 30 mai 1778. Aujourd’hui, au fil de la visite et des collections, le visiteur plonge dans l’esprit du philosophe et admire des pièces remarquables, tel le portrait de Voltaire par le peintre Maurice Quentin de la Tour ou son buste en marbre du sculpteur Jean-Antoine Houdon. Même son lit a été restauré grâce à la générosité de donateurs!

http://www.chateau-ferney-voltaire.fr

Hélène Vibourel

La Fondation Brocher… à Hermance

Au bord du Lac Léman...

Idyllique, la situation en bordure du lac Léman, à Hermance, de la Fondation Brocher avec sa vue panoramique et son environnement bucolique. Bâtie en 1884, la Villa servait de résidence secondaire aux époux Brocher. En 2006, l’ensemble du Domaine qui s’étend sur près de trois hectares fut inscrit à l’inventaire des monuments et des sites du Canton de Genève. 2006, est aussi la date d’inauguration du Centre Brocher dont la mission et d’être un lieu d’échanges sur les défis de santé du 21e siècle, une passerelle entre le monde scientifique, les ONG et les citoyens. Les chercheurs qui ont la chance d’y séjourner trouveront sûrement l’inspiration à l’abri de la Gloriette, charmant temple à l’antique, fleuron de la propriété dans les années 1920.

Gloriette, Fondation Broche©HV

Gloriette, Fondation Brocher©HV


Ce belvédère est aujourd’hui très prisé des navigateurs qui s’en servent comme point de repère. Le Domaine Brocher est accessible au grand public lors des conférences, une occasion de profiter de la vue et nourrir son esprit.
Villa Brocher©HV

Villa Brocher©HV


http://www.brocher.ch/
Hélène Vibourel

autoportrait F.Hodler-MAH-Genève

Ferdinand Hodler, à Genève

Ferdinand Hodler aimait peindre face au Mont-Blanc...

Célèbre, le peintre Ferdinand Hodler mort à Genève, il y a cent ans, le 19 mai 1918, dans son appartement au 29, quai du Mont-Blanc. L’artiste aimait peindre face au Mont-Blanc et le jour de sa mort, une esquisse de cette vue se trouvait sur son chevalet. Il fut élève du maître Barthélemy Menn qui le prit sous son aile. Ferdinand Hodler représente dans l’histoire de l’art européen une des figures types de l’artiste « symboliste ». Il est considéré comme le plus fameux peintre suisse du 19e siècle. Une renommée qui valut un record de prix de vente aux enchères pour son œuvre « Le lac Léman vu de Saint-Prex » vendu près de 11 millions de francs. Il est aussi, avant l’heure, l’inventeur du « selfie » avec une addiction pour les autoportraits, une série existe notamment au Musée d’art et d’histoire de Genève. La dernière photo de l’artiste, se promenant le chapeau à la main sur le quai du Mont-Blanc, fut effectuée par son amie Gertrud Müller, la veille de son décès.

Hélène Vibourel