La petite sirène… du Léman

Rêveuse, la petite sirène ...

Rêveuse, la petite sirène située non pas à Copenhague, mais sur son rocher, à quelques mètres de la plage de la Nymphe à Collonge-Bellerive. Lascive, elle prend le soleil, le regard tourné vers Genève, face à un panorama à couper le souffle. Elle ne révèle son visage qu’aux plaisanciers qui osent la déranger! Elle est l’ œuvre de la sculptrice, Natacha de Senger et trône sur son rocher depuis 1966, attendant toujours le prince charmant. L’artiste se serait inspiré du conte d’Andersen, La Petite Sirène. Bel hommage, car il semblerait que le célèbre écrivain danois ait trouvé l’inspiration en regardant le lac Léman à Vevey. De 1833 à 1873, Hans Christian Andersen séjourna de nombreux étés en Suisse, attiré par la Riviera comme bien d’autres célébrités. La Petite Sirène a donné son nom à une croisière qui dure environ cinquante minutes organisée par la compagnie Swissboat. Une occasion par beau temps, d’admirer quelques beaux sites et curiosités du Léman.

Hélène Vibourel

Le quartier des Eaux-Vives

Flâner dans le quartier des Eaux-Vives à Genève...

Entree Parc La Grange©HV

Entree Parc La Grange©HV


Il fait bon flâner dans le quartier animé des Eaux-Vives à Genève, apprécié des touristes et des autochtones. Longeant la rive gauche du Lac Léman, il est agréable toute l’année de se balader le long des quais ou dans les deux plus grands parcs de la ville, qui bordent le quartier, le parc La Grange et le parc des Eaux-Vives.

Les habitants bénéficient d’une large offre culturelle : théâtres, musées, salles de concert, de lieux conviviaux et de nombreuses terrasses qui font de ce quartier un lieu propice aux rencontres et aux loisirs.

La rue décalée, Henri-Blanvalet
On pourrait presque dire que cette rue fête ses dix ans avec la venue en 2009, du bar à la mode « Yvette de Marseille » et son beau choix de pastis et de cocktails. Le ton était donné, au fil des années, cette artère des Eaux-Vives a vu disparaître ses garages pour laisser place à une succession de bars et de restaurants aux saveurs épicées attirant ainsi une clientèle cosmopolite et internationale. Ainsi, de part et d’autre de la rue Henri-Blanvalet, vous naviguez en essayant de ne pas tituber (l’alcool étant dangereux pour la santé) entre l’Atelier Cocktail, le Bottle Brothers, le Garage Live Music, l’Alma, restaurant-bar péruvien et le petit dernier l’Inda-Bar, restaurant-bar indien. Bien sûr, ne restez pas à jeun, à chaque endroit, sa spécialité de tapas, burgers, tartines, salades…

yvette©Yvette de Marseille

yvette©Yvette de Marseille

Une oasis en ville
La Plage Publique des Eaux-Vives offre à la population, une véritable oasis au cœur de la ville, un nouveau lieu de loisirs, un endroit de détente, ouvert à tous, convivial et gratuit. Deux fois plus longue que la jetée des Bains des Pâquis, la nouvelle Plage Publique des Eaux-Vives a un site de baignade d’environ 400 mètres qui s’étend le long du lac à la suite de Baby Plage et peut accueillir aux beaux jours, de 6 à 8 000 personnes. Des installations définitives, cabines de douche et sanitaires, permettent de profiter de la baignade avec confort. On y vient entre amis, en famille à la pause-déjeuner ou en soirée, que du bonheur !

Visuel indicatif, sous réserve de modification©Etat de Genève

Visuel indicatif, sous réserve de modification©Etat de Genève

Le saviez-vous ?
Le célèbre Jet d’Eau, emblème de Genève fait parti des curiosités du quartier. Il mesure 140 m de haut, avec un débit de 500 litres par seconde et une vitesse de sortie de l’eau à 200km/h. A son origine, en 1886 il fut installé à la Coulouvrenière pour éviter une surpression lors de l’arrêt des machines des artisans et mesurait alors 30 m.

Jet d'eau©HV

Jet d'eau©HV

« Eaux-vives » un nom qui rappelle les nombreuses sources qui alimentaient la ville en eau potable et les petits ruisseaux, appelés nants qui ont laissé quelques traces, comme la rue du Nant…

Culture et Culture
Pendant l’été, en plein cœur du parc La Grange, dépaysement assuré si vous vous rendez au Théâtre de l’Orangerie bâti dans un style néo-grec, installé en bordure du jardin potager et des serres de la Villa La Grange. Avant le spectacle, profitez de la buvette en plein air dans ce décor bucolique.

Théâtre de l'Orangerie©HV

Théâtre de l'Orangerie©HV


https://www.theatreorangerie.ch

Hélène Vibourel

Élégant, le bateau « Vevey » sur le lac Léman…

Élégant, le bateau « Vevey » de la CGN ...

Élégant, le bateau « Vevey » de la CGN, construit en 1905-1907. Bien que n’étant plus à vapeur, il n’a rien perdu de sa superbe, avec ses roues à aubes et sillonne les rives du lac Léman avec panache. Il allie d’une part, élégance, avec sa cheminée aux proportions d’origines, sa décoration intérieure de style néoclassique et Art nouveau qui ravit les passagers et d’autre part, modernisme, avec un équipement électronique à la pointe, l’équivalent en câblage d’un Airbus A 320. Le bateau Belle Époque ne fut pas à l’abri de mésaventures tragiques. En 1916, il entra en collision avec une embarcation au large d’Ouchy. Il se drossa aussi à deux reprises, en 1969 sur la digue de Lutry et en 2002 contre le quai du Mont-Blanc. Mais aujourd’hui, les voyageurs peuvent être rassurés, il est à la pointe de la technologie et c’est tout de même le bateau de la CGN qui a le plus navigué avec environ 3 000 000 km. En 2011, il est classé monument historique par le canton de Vaud.

Hélène Vibourel

Le Jet d’eau de Genève

La colonne unique d'un vaste temple...

Le Jet d'Eau aux alentours de 1886

Le Jet d'Eau aux alentours de 1886


Monumental, le célèbre Jet d’Eau de Genève connu dans le monde entier. Il n’est pas du au hasard et ne fut pas toujours une attraction touristique. Sa création date de 1886. Il était situé avant à l’emplacement du Bâtiment des Forces motrices et mesurait 30 mètres de haut, alors qu’aujourd’hui, il mesure 140 mètres, avec une vitesse de 200 km/h et un débit de 500 litres par seconde. Il n’est pas du au hasard et ne fut pas toujours une attraction touristique. Sa création date de 1886. En fait de 1850 à 1890 la population passa de 40 000 habitants à 60 000 et tous ces habitants avaient besoin d’être approvisionné en eau d’où la construction d’une station hydraulique mais vint ensuite le problème en fin de journée où tous les artisans arrêtaient leur activité presque en même temps provoquant… une surpression. Et pour y remédier, vint l’idée d’un jet qui laisserait échapper la pression de l’eau ! Elementaire ou presque… Ainsi était né le célèbre et incontournable Jet d’eau. Dans son livre « Genève », l’écrivain français du 20ème siècle, Pierre Gascar, le décrit ainsi : « Je me trompais, en voyant dans le jet d’eau de Genève, qui est le plus haut du monde, une simple attraction, un agrément de parc public. Il sanctifie l’esprit du lac et le matérialise dans ce jaillissement : en le voyant surgir au-dessus des derniers plissements du Jura, quand j’approche de Genève, je découvre, en fait, la colonne unique d’un vaste temple transparent ». Le Rhône et ses contrastes de couleur inspirèrent aussi Julien Green dans son « Journal du Voyageur ».

Hélène Vibourel

L’adolescent et le cheval…

Sur le Quai Wilson... à Genève

Longilignes, les sculptures de Heinz Schwartz, réparties dans les parcs publics du canton de Genève à l’exception de la célèbre Clémentine, à la Place du Bourg-de-Four ou de l’œuvre monumentale, au Quai Wilson, « L’adolescent et le cheval ». C’est un jeune garçon qui est sculpté, fait plutôt exceptionnel, l’artiste ne représentant principalement que des nus féminins, mais toujours dans cette période fragile et éphémère de l’adolescence. Le sculpteur accentue la délicatesse des traits et des courbes, les corps sont lisses interprétant la douceur de l’innocence. Quelle force dans la posture du jeune homme face à la fougue du cheval, une confrontation harmonieuse qui laisse penser à l’apaisement de l’équidé. L’artiste, dans cette réalisation se serait inspiré, dit-on, de la noyade d’un garçon se promenant à cheval, au bord du lac ! Il est vrai que, vu sur un certain angle, la main dépassant du dos du cheval, ressemble à un appel au secours. A vous de voir !

L'adolescent et le Cheval©hv


Hélène Vibourel

Parc La Grange à Genève

Parc La Grange

et le théâtre de l'Orangerie ...

Quel bonheur en été, par forte chaleur, de se rendre dans ce magnifique parc de la Grange à Genève. On y va pour la fraîcheur de ses arbres centenaires, pour les activités de plein air avec les enfants, pour prendre un verre aux Abstinentes, un café hors du temps (sans alcool) ou pour profiter du programme estival du Théâtre de l'Orangerie. Bâti dans un style néo-grec le théâtre et les deux serres accolées, datent de 1856. Depuis le lieu a été rénové, ainsi que la grande salle de spectacle et une buvette a vu le jour "Le Jardin du TO".

Théâtre de l'Orangerie©HV

Théâtre de l'Orangerie©HV


Ouverte du mardi au dimanche de 10 h à minuit, "Le Jardin du TO" est un lieu unique à Genève pour un moment de détente au fil de la journée.

www.theatreorangerie.ch

Hélène Vibourel

Le mur des Réformateurs…à Genève

Un monument international...

Mur de la réformation à Genève


Monumental, le célèbre mur des réformateurs de 100 mètres de long sur 10 m de haut implanté dans le parc des Bastions, à l’endroit où se trouvaient l’orangerie et les serres. La construction du monument international de la Réformation débuta en 1909 à l’occasion du 400e anniversaire de la naissance de Jean Calvin et du 350e anniversaire de la fondation de l’Académie. Imposantes, les quatre sculptures centrales des personnages et acteurs principaux de la réforme à Genève : G.Farel, J.Calvin, T.de Bèze, J.Knox et pour cause, l’un des deux sculpteurs n’est autre que Paul Landowski, l‘artiste qui réalisa le Christ rédempteur dans la baie de Rio! Devant le monument, le bassin remplit d’eau rappelle le fossé des anciennes fortifications. Par temps de forte chaleur, il est agréable de se mettre à l’ombre au Café restaurant des Bastions, un lieu chargé d’histoire au pied de la vieille ville, inauguré officiellement en 1882 en tant que kiosque à concerts et salle de rafraîchissement.

Hélène Vibourel

La maison des Paons

Majestueuse...

Maison des paons@Marion Jiranek

Maison des paons@Marion Jiranek

Majestueuse, la maison des Paons située dans le quartier des Eaux-Vives, construite entre 1902 et 1903 et magnifiquement rénovée pour ses 100 ans. Elle est, un témoin majeur à Genève de l’architecture Art Nouveau avec un clin d’œil cependant, au style national suisse représenté par les toitures. Le décor plus modéré que les édifices français du même style comporte sculptures, végétaux et bien sûr, des paons faisant la roue et ornant les deux entrées d’angle. Moins cité, mais tout aussi stylé, l’immeuble pendant au précédent, situé en face, avec son entrée surmontée de deux têtes du dieu Pan reconnaissable à ses cornes de bouc ! Un malin clin d’œil voulu par les architectes de l’époque rappelant les pans coupés des deux bâtiments. Le dieu Pan, protecteur des bergers et des troupeaux : ne sommes-nous pas, avenue Pictet-de-Rochemont ? Grand homme d’état, agronome, diplomate, originaire du canton de Genève, il fut aussi, avec succès, dans son Domaine de Lancy, éleveur de moutons mérinos !

Hélène Vibourel

La Société de Lecture à Genève

Genève, sur les pas des écrivains…

Une visite audio à travers la ville...

illustration©Marion Jiranek

illustration©Marion Jiranek


C'est une visite en zigzag sur la rive gauche de Genève que je vous propose, sur les pas des écrivains célèbres qui ont séjourné dans la cité.
Se balader en zigzag est une incroyable source d’inspiration pour bon nombre d’artistes, car la marche incite à la réflexion et à la rêverie. Cette visite nous mène de la Grand’rue à la promenade de l’Observatoire sur les pas de ces écrivains qui ont arpenté les rues de Genève et évoqué la cité dans leurs écrits. Notre escapade est agrémentée de quelques passages littéraires des auteurs présentés comme Jorge Luis Borges, Jean-Jacques Rousseau, Albert Rheinwal, Fiodor Dostoïevski, Julien Green… Le parcours est commenté sur le plan architectural et historique.

« Connaissez-vous la résidence du roi de France ? »
« Quel écrivain aimait se prélasser sur la terrasse de la Clémence ? »
« Où Fiodor Dostoïevski a-t-il fait baptiser sa fille ? »

Réponses en chemin
Visite audio sur le site de izi.travel
https://izi.travel/fr/4715-geneve-vieille-ville-sur-les-pas-des-ecrivains/fr

Hélène Vibourel

Jussy, belle campagne Genevoise

Du côté de Jussy…

Le château du Crest...

Château du Crest

Château du Crest


Relaxant, le paysage qui environne la localité de Lullier située non loin de la commune de Jussy. S’arrêtant au pied du château du Crest, on comprend que Théodore Agrippa d’Aubigné, poète et écrivain français, huguenot engagé, soit tombé sous le charme de ce lieu. Au 16e siècle, il se porta acquéreur de cette demeure détruite après la réforme, la reconstruit et y passa la fin de ses jours, recevant l’élite de la société genevoise. Le château devint par la suite propriété de la famille Micheli.
Relaxant, de poursuivre sa balade en allant à travers vignes et champs au cœur du village et de s’arrêter à la « Ferme de Lullier » pour se ravitailler en fruits et légumes du jardin, faire honneur aux vins de la Cave de Genève ou tester par exemple le saucisson au Gamaret !
Feme de Lullier

Feme de Lullier


Relaxant, d’être accueilli le dimanche à l’auberge des Vieux-Chênes, située sur la petite commune agricole de Presinge, dans une ambiance campagnarde et familiale. On y goûte des plats du terroir comme la longeole genevoise.
Hélène Vibourel

Visite audio à Genève de De "Sissi" à "Frankie"

Genève, de « Sissi » à « Frankie »

Une visite audio à travers la ville...


C’est une visite en zigzag à Genève que je vous propose, d’une rive à l’autre, d’un personnage à l’autre en prenant le temps de l’observation, de la contemplation face aux paysages, monuments et curiosités qui jalonnent notre parcours.
De « Sissi », impératrice d’Autriche à « Frankie » pour les intimes, héros malheureux du célèbre livre Frankenstein de Marie Shelley, nous voici partis pour une agréable balade à travers la ville.

Statue de "Frankie" sur la plaine de Plainpalais

Statue de "Frankie" sur la plaine de Plainpalais

Visite audio sur le site de izi.travel : Genève, de "Sissi" à "Frankie"
https://izi.travel/browse/11fd4d7c-85fa-44b6-b0c5-f2d8558803ce/fr

Hélène Vibourel

Musée militaire Genevois au Domaine de Penthes

Domaine de Penthes…

Un parc public, très romantique...

Vue sur le parc du Domaine de Penthes

Vue sur le parc du Domaine de Penthes


Romantique, le parc public de neuf hectares du domaine de Penthes situé au cœur de la Genève Internationale, avec ses promenades vallonnées et sa vue splendide sur les Alpes et le lac. Il est communément appelé le parc de l’Impératrice en l’honneur de Joséphine de Beauharnais, qui résidait non loin, au château de Prégny-la-Tour. Les sentiers agrémentés d’arbres fruitiers, mènent le visiteur vers le château de Penthes et les musées privés qu’il abrite, dont le Musée militaire genevois et le Musée des Suisses dans le Monde qui depuis plus de 45 ans évoque l’histoire et le destin de ces hommes et femmes qui ont quitté leur patrie et marqué le monde de leur empreinte.
Séquoia et château de Penthes

Séquoia et château de Penthes


Majestueux, devait être ce séquoia géant wellingtonia, planté dans ce parc vers 1870, qui, en une fraction de seconde, sous l’effet de la foudre, a volé en éclats le 6 octobre 1993. Certains morceaux ont été projetés à plus de 300 mètres dans la propriété de l’ambassade des USA, pays d’origine de l’arbre ! Insolite destinée.
Merci de vérifier les horaires d’ouverture du Musée (normalement le week-end dès le 16 mai 2020)
www.penthes.ch

Hélène Vibourel

La place du Rhône… à Genève

Une halte agréable au soleil...

Oeuvre de Markus Raetz


Relookée la place du Rhône, elle est devenue une halte agréable au soleil, pour les passants et les touristes, avec son banc circulaire de soixante mètres de long, moitié moins que celui de la Treille. Elle est arborisée de trois variétés de cerisiers. En levant les yeux, on aperçoit une étrange sculpture avec un « O » et un « N », une œuvre de Markus Raetz, qui dit « oui », et « non »… « Une chose peut aussi en être une autre ». Hommage à ce peintre suisse, sculpteur, graveur et photographe, né en 1941 et décédé le 14 avril 2020 à Berne. Autrefois, n’était ici que la grève du lac et du fleuve et les rues basses se nommaient primitivement « les Revires ou les Rivières, parce qu’elles longeaient le cours du Rhône. Les transformations ont pris forme peu à peu au 17e siècle. Avec le temps, l’agitation marchande des grandes foires de Genève a disparu laissant la place au shopping de luxe, autre ambiance !

Hélène Vibourel

Brins de muguet

En mai, un brin de muguet…

Ou Lys des Vallées!

Le Muguet...Un porte-bonheur

Le Muguet...Un porte-bonheur


Parfumé, le brin de muguet du mois de mai, appelé aussi lys des Vallées ! Une fleur qui symbolise le printemps, l’amour. Autrefois, en Europe étaient organisés les « bals du muguet » où les jeunes filles étaient vêtues de blanc et les jeunes gens fleurissaient leur boutonnière d’un brin de muguet. C’était le seul bal de l’année où les parents n’avaient pas le droit de « pointer leur nez ». Le muguet, c’est aussi la fleur du bonheur, on raconte que celui qui trouve un brin avec treize clochettes sera favorisé par le destin. Tentez votre chance !
Fête du Feuillu à Cartigny-1940

Fête du Feuillu à Cartigny-1940


Dans plusieurs communes genevoises, il existe une autre coutume, le « Feuillu » fixée le premier dimanche de mai, elle célèbre le retour du printemps. Les filles ont une couronne de fleurs sur la tête, les garçons agitent des clochettes, c’est un joyeux cortège avec en-tête un couple enfantin juché sur un petit char fleuri qui défile dans le village pour annoncer le retour des beaux jours. Une tradition qui perdure à Avusy, Cartigny, Onex, Perly…

Hélène Vibourel

Le parc Ariana…à Genève

"Ma vie est un message"...

Parc de l'Ariana et son musée

Parc de l'Ariana et son musée


Apaisant, d’emprunter la rue de la Paix et de se rendre dans le parc de l’Ariana légué à la ville de Genève par le mécène Gustave Revilliod. Cet espace vert intitulé dans le passé, domaine de Varembé, est aujourd’hui bien plus petit qu’à son origine. Il s’étendait sur 36 hectares de Pregny jusqu’au lac Léman. Malgré les instructions de Gustave Revilliod dans son testament, incluant la conservation du domaine dans son intégralité, la majeure partie fut cédée en 1929 à la Société des Nations. Elle y édifiera son « palais ». En échange, la SDN offrira à la ville d’autres terrains et propriétés, dont La Perle du Lac. Sur le parc de l’Ariana est implanté, notamment, le Musée de la Céramique et du verre (Musée Ariana) et cette magnifique statue de bronze, du Mahatma Gandhi qui regarde le passant avec, sur son socle, une pensée à méditer : « Ma vie est un message ».
Mahatma Gandhi- 1809-1948

Mahatma Gandhi- 1809-1948


Il y a aussi la monumentale cloche japonaise de Shinagawa offerte par le Japon en signe de reconnaissance à la ville de Genève qui restitua l’originale retrouvée par hasard dans une fonderie d’Aarau en 1873.
cloche de Shinagawa

cloche de Shinagawa

Hélène Vibourel

poubelles de Genève©®Rohr

Les « poubelles de Genève »…

Une gourmandise chocolatée...

Coffret poubelles de Genève©®Rohr

Coffret poubelles de Genève©®Rohr


Délicieux, et réconfortant de succomber à quelques gourmandises chocolatées, créées par des chocolatiers dont l’imagination sans limite suscite auprès des amateurs, une envie irrésistible de se laisser tenter. Gourmandise peut parfois rimer avec plaisanterie, c’est le cas de cette fameuse recette intemporelle, issue d’une farce ou d’une blague créée par la Maison Rohr à Carouge et Genève : les « poubelles de Genève ». Une appellation pas vraiment « glamour », mais un véritable succès, un goût unique et un engouement pour cette coque de chocolat renfermant une masse truffée. La Maison Rohr depuis sa naissance, il y a plus de 80 ans et au fil de trois générations s’est rendue célèbre pour ses nombreuses créations intemporelles. A côté de ses « poubelles de Genève » on lui doit aussi les délicieux « pavés glacés », des cubes de chocolat noir saupoudrés de cacao, une métaphore de la chaussée. Un peu d’humour est toujours le bienvenu.
pavés-glacés©®Rohr

pavés-glacés©®Rohr


www.rohr.ch

Hélène Vibourel

Henry-Dunant-Illustration ©Marion Jiranek

Henry-Dunant… un humaniste né à Genève!

Solidarité...à Genève

Henry-dunant-1828-1910

Henry-dunant-1828-1910


Henry-Dunant, né à Genève en 1828 et mort à Heiden en 1910 avait dès son plus jeune âge la fibre humaniste. A quatorze ans, il allait déjà en prison… pour lire la bible aux prisonniers! Il fut l’un des fondateurs du Comité international de la Croix-Rouge créée en 1863 et un fervent opposant à la peine de mort. Il obtint également le prix Nobel de la paix en 1901. Son buste sculpté se situe Place de Neuve, à l’emplacement de l’ancienne guillotine et non loin du Musée Rath, qui porte le nom de ses généreux donateurs.
Buste Henri-Dunant- Place de Neuve

Buste Henri-Dunant- Place de Neuve


Le Musée Rath, est le premier musée des Beaux-Arts en Suisse construit au 19e siècle! Il cessa son activité pendant la Première Guerre Mondiale et fut occupé, de 1914 et jusqu'en décembre 1919, à l’initiative de la Croix Rouge Genevoise, par l’Agence Internationale des prisonniers de guerre (AIPG) qui servait d’intermédiaire avec les familles des détenus. L'AIPG est administrativement intégrée au CICR fin 1919, mais la section civile continue son activité jusqu'au début des années 1920.
AIPG- au Musée Rath vers 1918

AIPG- au Musée Rath vers 1918


1 200 bénévoles de Genève aidèrent à retrouver les prisonniers et les déplacés de toutes nationalités, permettant ainsi de les mettre en contact avec leurs familles et de leur faire parvenir courrier et colis en contournant les obstacles des pays en guerre. « Sur la base des listes de prisonniers de guerre qui lui sont fournies par les Etats belligérants, l'Agence établit des fiches pour chaque prisonnier, qui sont classées par fichiers nationaux et auxquelles sont intégrées les demandes d'information. Dès qu'il y a « concordance » entre une information et une demande, l'Agence peut apporter une réponse à la famille ou à la commune d'origine d'un prisonnier de guerre sur lequel porte la demande de renseignement. » 2 millions de prisonniers ont pu être réunis à leurs familles et 7 millions de fiches furent compilées!

Hélène Vibourel

Le circuit des Nations…à Genève

Une course automobile urbaine...

Rugissant, les bolides qui s’élançaient sur le circuit des Nations de 1936 à 1950. A cette époque, les courses automobiles urbaines étaient encore autorisées en Suisse et les Bugatti, Maserati, Ferrari et autres bolides s’élançaient à vive allure, au mois de juillet, sur un tracé de 4 110 mètres entre le lac Léman et la Place des Nations. Ils empruntaient la rue de Lausanne, l’avenue Mon Repos, l’avenue de France et l’avenue de la Paix. Aujourd’hui, impossible d’imaginer en ville, une épreuve de Grand-Prix, assimilable à une épreuve de Formule 1, Genève n’est pas Monte-Carlo ! D’autant que l’aventure pris fin rapidement en 1950, après la perte de contrôle d’une Ferrari sur une flaque d’huile provoquant la mort de trois spectateurs et fit une vingtaine de blessés.

Hélène Vibourel

Franz Liszt, à Genève…

Près de la promenade Saint-Antoine...

Amoureux, le compositeur et pianiste Franz Liszt de la comtesse Marie d’Agoult qui quittât pour lui, mari et enfants. Genève servit de refuge à leur passion et ils vécurent près de la promenade Saint-Antoine. Franz Liszt, dispensait son art en 1835, au Casino de Saint-Pierre qui deviendra le Conservatoire de Musique de la Place de Neuve. Pour les amoureux d’aujourd’hui, près de la place Franz Liszt, le restaurant Semplice, rue Etienne Dumont n°18, est un lieu feutré propice aux confidences. Amoureux, le fortuné Jean-Gabriel Eynard qui fit construire le somptueux Palais Eynard surplombant le parc des Bastions, pour y loger avec sa belle épouse, Anna Lullin. Aujourd’hui, deux salons accueillent les célébrations de mariages. Amoureux, l’écrivain Victor Hugo de la séduisante Juliette Drouet qui fut aussi l’amante du sculpteur James Pradier. Elle est représentée sur le piédestal du buste d’Augustin-Pyrame de Candolle, fondateur du premier Jardin Botanique, situé dans le parc des Bastions.

Sculpture de Juliette Drouet-Parc des Bastions


James Pradier fut aussi le sculpteur de la célèbre « Léda » ou « Léda des artistes », réalisée en ivoire et exposée au Musée d’art et d’histoire de Genève

La Léda de James Pradier

Hélène Vibourel

Les « Dômes » à Genève…

Une originalité architecturale disparue...

Vestige des Dômes-rue de la Cité©HV

Vestige des Dômes-rue de la Cité©HV


Curieuse, la poutre en bois d’une belle hauteur, située au bas de la rue de la Cité, seul vestige d’une caractéristique architecturale spécifique à Genève, aujourd’hui disparue, dénommée « Dôme ». Un terme pour désigner un encorbellement devant les façades des maisons, sorte d’avant-toit, soutenu par deux longues poutres. Chaque avant-toit était relié à son voisin, formant une galerie couverte qui protégeait les « hauts-bancs », petites boutiques construites au pied de ces piliers en bois, abritant les marchands de la pluie et du vent et permettant au public de se promener au sec. La première mention de ces « Dômes » remonte au 13e siècle et concerne une maison située à « l’angle de Longemalle et de la rue de Rive ». Au fil des ans, ils firent leur apparition dans tous les quartiers de la cité, notamment dans les rues-Basses, à la Fusterie, à la Place du Molard, dans le quartier de Saint-Gervais…
Quartier de Saint-Gervais©BGE

Quartier de Saint-Gervais©BGE


Cependant, ces « antiques échafaudages », comme il fut mentionné, connurent un triste sort et furent détruits de 1824 à 1857, « dans l’intérêt de la sûreté publique et de l’assainissement de la ville » et afin de répondre à une nouvelle urbanisation de la ville. Dommage, que l’on n’ait pu conserver quelques exemples de cette originalité du passé, destruction désapprouvait par un certain Victor Hugo :
« Genève a beaucoup perdu et croit, hélas, avoir beaucoup gagné. La rue des Dômes a été démolie. La vieille rangée de maisons vermoulues qui faisait à la ville une façade si pittoresque sur le lac a disparu… Rien de plus funeste et de plus amoindrissant que les grandes démolitions. Qui démolit sa maison démolit sa famille ; qui démolit sa ville, démolit sa patrie ; qui détruit sa demeure, détruit son nom. »
Les Dômes de la Fusterie

Les Dômes de la Fusterie

Hélène Vibourel